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Syndicat CGT FERC Sup de l’Université Paris Cité
Solidarité avec les étudiant·es d’Université Paris Cité réprimés
Le mardi 18 novembre avait lieu un rassemblement devant les locaux de la présidence de l’Université Paris Cité à l’occasion du Sénat académique. Ce rassemblement était appelé pour dénoncer le vote pour un nouveau partenariat d’UPC avec la Banque Populaire, membre du groupe BPCE. Ce groupe bancaire, tout comme la BNP Paribas, le Crédit Agricole ou la Société Générale, Banque Populaire Caisse d’Épargne (BPCE) – et leurs filiales sont liés, via leurs financements et investissements, à au moins 30 entreprises israéliennes, européennes et internationales qui opèrent avec les colonies israéliennes ou leur fournissent des services, selon le rapport de la coalition d’ONG « Don’t Buy Into Occupation. ». Les étudiant·es qui s’étaient rassemblé·es entendaient donc protester contre ce nouveau partenariat.
Malgré le dépôt du rassemblement auprès de la préfecture de Paris, la police est rapidement intervenue dès la fin du rassemblement, et des participant·es au rassemblement ont été contrôlé·es, arrêté·es, emmené·es au commissariat et verbalisé·es. Deux personnes ont été trainées au sol par les forces de l’ordre. En dépit des demandes d’élu·es étudiant·es au sein du Sénat académique, celui-ci n’a pas daigné exprimer sa solidarité avec les étudiant·es réprimé·es ou s’opposer à l’intervention de la police.
Pour les syndicats de personnels, cette absence de réaction est contraire à l’esprit d’une université censée respecter et défendre le droit d’expression.
Nous dénonçons la répression qui vise à faire taire toutes les voix qui refusent la situation en Palestine et dénoncent la complicité d’institutions françaises.
Nous exprimons toute notre solidarité aux étudiant·es qui ont été arrêté·es et verbalisé·es.
Nous exigeons une expression de l’opposition de l’université à l’intervention de la police lors de manifestations étudiantes et à la criminalisation de la parole des étudiant·es.