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Syndicat CGT FERC Sup de l’Université Paris Cité
Chères et chers collègues,
Lors du CSA du 29 janvier 2026, la direction de l’université a présenté aux organisations syndicales le bilan 2025 de l’attribution des primes Complément Indemnitaire Annuel (CIA) pour les titulaires, et LRU (Loi Responsabilité des Universités) pour les contractuel.les.
Ces primes annuelles « facultatives » sont attribuées en fonction de « l’engagement professionnel et la manière de servir ». Le bilan ne prenait pas en compte les agents ayant quitté l’établissement en septembre, ceux nouvellement arrivés, ainsi que certains agents sur ressources propres. C’est ainsi que sur 2794 personnels administratifs et techniques, seul 2309 agents étaient éligibles à ces primes.
La CGT a interpellé la présidence sur ces points mais aussi sur :
– L’inégalité Femmes/ Hommes :
Pour les catégories A, le montant moyen est inférieur pour les femmes (de 42€ pour le CIA et de 126€ pour la LRU). Pour la catégorie B, le montant moyen du CIA attribué aux femmes est inférieur de 50€ à celui des hommes.
– Les montants des primes très inégalitaires, au détriment des plus précaires :
Pour les contractuel.les, la prime maximum est de 750€ contre un plafond de 2180€ pour les titulaires.
Les montants moyens attribués aux personnels de catégorie C vont de 264€ (prime LRU) à 242€ (prime CIA), contre 995€ en moyenne pour les personnels titulaires de catégorie A.
De plus, les catégories C représentent près de 25% du total des personnels titulaires éligibles, mais près de 55% des collègues ayant été assignés au palier 0 (comme 0€ !).
– Une manière obscure de communiquer sur les attributions :
Les contractuel.les d’une direction ont ainsi découvert sur leur feuille de paie qu’aucun.e n’avait reçu de primes, contrairement à l’année passée. La direction avait décidé dès le mois d’octobre qu’elles et ils n’auraient pas de primes. Elle écrit : « la campagne du CIA/ LRU a été menée sous le signe de restrictions budgétaires importantes (…) A la différence des précédentes années, les contrats CDI et CDD sur ressources propres n’ont pas été pris en compte dans l’enveloppe allouée à la Direction ». Erreur manifeste puisque la présidence de l’université avait indiqué que cette année tout le monde, sauf argumentation, aurait droit à la prime CIA/LRU. Passons sur le prétendu « bug informatique » invoqué par le DGS pour justifier de cette erreur.
– Une non pérennité des primes :
Les primes LRU ne seront plus d’actualité pour 2026. A moins qu’elles n’aient été budgétées par les services qui les emploient, les contractuel.les n’auront pas de primes. Cette information a-t-elle bien été communiquée aux directions et facultés afin qu’elles anticipent ? Combien de contractuel.les se retrouveront lésé.es cette année ? Est-ce que ces collègues sont informé.es ?
Pendant le CSA, malgré plusieurs relances sur les justifications données au palier 0 et sur ce qu’est la « manière de servir » et comment on l’évalue de manière objective, aucune réponse claire n’a été apportée, le DRH se bornant à citer le numéro du décret et de la circulaire.
Nous avons demandé plusieurs fois s’ils pouvaient nous communiquer les services dans lesquels ce palier a été utilisé.
Aucune réponse !
Sur les inégalités Femmes/Hommes, le vice-président CA s’est refusé à admettre qu’il faisait le même constat que la CGT. Il a parlé d’hypothèses à vérifier, de collecter des chiffres et d’en faire une analyse poussée pour un jour, peut-être, proposer des actions concrètes !
Contrairement à ce que laissent entendre leur campagne de communication et les valeurs qu’ils prétendent défendre sur l’égalité professionnelle, les chiffres sont tenaces : les femmes, et c’est flagrant pour les catégories A, touchent moins de primes que les hommes. Serait-ce en raison de contraintes familiales fortes non prises en compte dans la politique sociale de l’université ? Est-ce pour la même raison que les femmes de catégorie A sont plus sujettes au palier 0 que les hommes ?
Et quand nous proposons des actions concrètes (telles que le congé hormonal, la fin des réunions à 17h, des autorisations d’absences sans justificatifs, notamment pour les gardes d’enfants, etc.), la direction les refuse.
Le vice-président s’est empêtré dans des considérations « d’hypothèses » à affiner avant toute action. L’inégalité F/H ne date pas d’aujourd’hui, elle a largement été décrite et décriée.
Mais pour le vice-président … Il est urgent d’attendre !
Encore une fois c’est la démonstration de l’inégalité inhérente à ces primes !
La CGT défend l’intégration des primes dans le traitement ce qui les sanctuariserait, ne les ferait pas dépendre de la « manière de servir » et les comptabiliserait dans le calcul de la retraite.
Nous revendiquons la suppression du palier 0, une prime CIA/LRU égale pour toutes et tous.