Ce navigateur ne supporte pas CSS Grid layout !

Pour un Service public national d’Enseignement supérieur et de Recherche, laïque, démocratique et émancipateur

La CGT des établissements d'Enseignement supérieur et de Recherche

Préavis de grève janvier 2021

Signez nos pétitions !

Menu ☰ Je me syndique ! Éspace militant

Accueil > Syndicats > Île de France > Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle

Blog de la CGT FERC Sup Paris3

Retour au présentiel au S2 : avec les moyens humains et financiers que nécessite la situation

lundi 14 décembre 2020

Malgré le très fort investissement des personnels et des étudiant.e.s, ces mois de crise sanitaire révèlent qu’aucune alternative (distance, hybride, bi-modal, alterné) ne peut remplacer l’enseignement en présentiel. Toutes les consultations en cours montrent que les étudiant.e.s demandent massivement un retour le plus rapide possible au présentiel intégral. On l’a vu, l’enseignement dégradé, quel qu’il soit, a été synonyme de décrochage, de remise en cause des diplômes et d’une surcharge de travail et de stress ingérable pour les enseignant.e.s, les personnels administratifs et les étudiant.e.s (fatigue, dépression, burn out…). Si le “quoi qu’il en coûte” du Président Macron (allocution du 12 mars 2020) relevait d’une véritable volonté politique, le gouvernement aurait donné les moyens de dédoubler les cours et de tester les personnels et les étudiant.es pour maintenir l’enseignement auquel tout le monde aspire : des cours en face à face. Mais encore une fois, on constate que l’enseignement public et la recherche ne figurent pas au rang des priorités du gouvernement. Le passage en force de la LPR témoigne de façon éclatante du mépris dans lequel le gouvernement tient la communauté universitaire.

C’est la raison pour laquelle la CGT FERC Sup Paris 3 demande que d’ici la rentrée du second semestre (qui pourrait-être décalée si nécessaire), tous les moyens soient mis en œuvre pour la reprise, dans de bonnes conditions sanitaires, de cours en présentiel. Cela signifie :

  • des campagnes de dépistage massives et régulières (avec isolement des personnes testées positives) permettant de juguler l’épidémie et d’assurer les cours en toute sécurité
  • des recrutements massifs d’enseignant.e.s et de personnels nécessaires pour assurer tous les cours en présentiel avec des effectifs réduits
  • la mise à disposition de salles pour permettre à tou.te.s d’avoir cours et de faire cours (quand l’État décide de mettre des moyens des solutions sont trouvées : locations, mises à disposition, réquisitions…)
  • la mise à disposition de gel hydroalcoolique et des masques adaptés gratuits pour tou.te.s

La CGT FERC Sup Paris 3 considère que ces moyens auraient déjà dû être déployés à la rentrée de septembre et qu’il ne peut pas être envisagé un nouveau semestre dans ces conditions. Laisser les étudiants et personnels de l’université à l’abandon, c’est un choix politique manifeste qui vise à accélérer la destruction de l’université publique.

Comme tout travail mérite salaire, la surcharge de travail des enseignants qui ont dû assurer leurs cours à distance depuis mars doit être rémunérée. La CGT demande donc une prime de fin d’année équivalent à 1/3 (équivalent heures TD) du volume du cours pour les enseignant.e.s contractuel.le.s et, pour les enseignants titulaires, une décharge d’un tiers du service.

Compte tenu des centaines de milliards déversés depuis le début de la crise, rien ne justifie que ces moyens (tests, recrutements, salles, masques, gel…) ne soient pas déployés pour permettre le sauvetage d’une génération d’étudiant.e.s. Les deux confinements ayant mis en lumière la fracture numérique, la CGT FERC Sup Paris demande la mise à disposition de matériel numérique pour chaque étudiant.e. et chaque collègue qui en fait la demande. Ces confinements ayant entraîné le ralentissement voire pour certain.e.s doctorant.e.s l’arrêt des recherches, elle demande également la prolongation des contrats doctoraux pour tou.te.s les doctorant.e.s qui le demandent ; les années de crise sanitaire doivent être considérées comme des années blanches, pour tous les doctorant.e.s, dans le décompte des années de thèse.. De plus, la CGT exige que la promesse d’exonération des frais d’inscription pour les doctorant.e.s avec mission d’enseignement soit effective immédiatement.

La CGT FERC Sup Paris 3 appelle tous les collègues à se réunir et à s’organiser service par service, département par département, dans le cadre d’AG en visioconférence, pour définir leurs revendications et les moyens pour les obtenir. Elle leur propose de discuter des moyens d’actions avec la perspective d’une AG commune en janvier.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition