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Précarisation des collègues BIATSS : état des lieux

mercredi 16 février 2022

Précarisation des collègues BIATSS : état des lieux

Comme de nombreux établissements, l’université Sorbonne Nouvelle emploie des agents contractuel·les qui représentent 37% des BIATSS de l’université contre 38% en moyenne au niveau national (Source MESRI-DGESIP, données 2019). Pour leur très grande majorité, ils et elles ont la charge de missions pérennes.

Pour mémoire :

  • Entre 2017 et 2020, renouvellement de tous les CDD chaque année et CDIsation à 6 ans.
  • Décembre 2020 : la direction fait voter dans les instances un document et parle aux syndicats d’une CDIsation à 4 ans, allant dans le sens d’une déprécarisation.
  • Juin 2021 : de 50 à 70 CDD reçoivent une lettre recommandée de la DRH (court circuitant leur responsable hiérarchique) leur indiquant “le souhait de la DRH de renouveler leur contrat au 1 septembre 2021 jusqu’au 31 août 2022” et “qu’il sera mis fin à [leur] contrat le 31/08/22 sans renouvellement possible”. D’autres collègues reçoivent des courriers leur annonçant des fins de contrats.

Le renouvellement et la CDIsation des personnes contractuelles est aujourd’hui soumis au fait du prince par une équipe présidentielle qui se voulait exemplaire sur le plan éthique.

Le fait du prince

Dans un éclair de lucidité, la direction de l’université s’est sans doute rendu compte que les contractuel·les sont indispensables au bon fonctionnement de l’université.

Aujourd’hui la Présidence met en place une logique de renouvellement au cas par cas qui risque de se transformer en clientélisme. On entend des membres influents de l’université expliquer qu’ils peuvent intervenir pour obtenir des renouvellements, des CDI ou des ouvertures de postes.

Oui, c’est bien cette même présidence qui en 2019 promettait de faire “de notre université un modèle aux plans pédagogique et scientifique aussi bien qu’ éthique.” [1]

Du mépris et des économies sur le dos des plus précaires…

Et l’exemplarité éthique de l’équipe présidentielle ne s’arrête pas là.

La direction essaie par tous les moyens de ne pas avoir à payer les allocations chômage : des collègues poussé·es à bout, démoralisé·es ou épuisé·es et esseulé·es démissionnent, perdant leurs droits au chômage.

Des ouvertures de concours se font sans concertation avec les services concernés et, donc, en décalage avec les missions que les collègues exercent depuis plusieurs années.

Les collègues partent… et il faut réembaucher des CDD… former à nouveau des collègues : ce sont des mesures inconséquentes qui coûtent cher aux individus et à l’université, des moyens perdus, un énorme gaspillage. Elles doivent cesser !

Ce que les collègues souhaitent, c’est tout simplement être considéré·e·s dans leurs fonctions et leur expertise, et consulté·e·s pour les décisions qui les concernent directement. Avoir des pratiques équitables et transparentes quant à la gestion de nos postes semble un minimum lorsque l’on souhaite être un “modèle éthique’.

La politique actuelle est supposée augmenter la proportion de fonctionnaires mais force est de constater que c’est loin d’être la réalité. Au contraire ! Pour augmenter le nombre de fonctionnaires, il faut ouvrir massivement des postes mais il faut surtout le faire pour stabiliser les collègues qui sont déjà en place, en leur garantissant de rester à l’université et en assurant des conditions de travail enfin apaisées et saines. Il en va de notre service public et de notre communauté universitaire !

Nous sommes en colère

En conséquence, nous demandons :

  • que tous et toutes les contractuel·le·s sur des missions pérennes puissent avoir l’assurance de rester à l’université, soit par concours, soit par renouvellement de leur contrat ;
  • que les contractuel·le·s sur des missions pérennes, ayant plus de 3 ans d’ancienneté, se voient proposer un CDI dans les cas où l’ouverture d’un concours n’est pas possible.
  • le renouvellement des contrats pour tous et toutes les autres contractuel·le·s.

[1la profession de foi a été adressée à l’ensemble des personnels le 17 juin 2019 à 17:14 intitulé du message [personnel] RESoN : pour avancer, soyons uni.e.s, enfin

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