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Blog de la CGT FERC Sup Paris3

Politique budgétaire de Paris3 et conséquences : campagne d’emploi, primes, CDD

mercredi 7 octobre 2020

La CGT réaffirme que les priorités budgétaires de la Présidence ne vont pas lui permettre d’accomplir ses objectifs affichés, et risquent même d’aggraver encore la situation de notre Université.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de mettre en cause les bonnes intentions de l’équipe dirigeante actuelle. Celle-ci prend des décisions que nous partageons, refus d’imposer une semaine de congé COVID promesse de reconduire la prime de fin d’année, politique plus prudente que d’autres universités sur la gestion de l’épidémie... Mais ces gestes ne lèvent pas nos inquiétudes.

Pourquoi ?

Parce que l’équipe dirigeante actuelle s’interdit de sortir du cadre budgétaire imposé par le projet Nation. Celui-ci a contraint notre Université à économiser au moins 10 millions en six ou sept ans, et lui impose d’en économiser 3 à 5 de plus dans les cinq années qui viennent. Ce sont ces économies qui génèrent des dysfonctionnements à tous les niveaux de l’Université, en comprimant la masse salariale au-delà du supportable. Les poursuivre, c’est faire le choix de perpétuer ces souffrances et cette déliquescence —choix contraint du point de vue de l’équipe présidentielle, choix désastreux et sans issue de notre point de vue.

C’est cela qui est en discussion. Sept ans d’économies, loin d’inciter le rectorat et les tutelles à apprécier l’effort fourni, ont abouti à une situation dans laquelle ces instances nous reprochent... d’avoir sous-exécuté les budgets. —nous aurions donc à la fois tort de dépenser trop, et tort de dépenser moins que nos budgets prévisionnels. Il n’est pas rationnel de continuer à tenter de satisfaire des administrations raisonnant de la sorte. En cherchant à satisfaire les exigences financières des tutelles l’Université se prive des moyens de réduire significativement les souffrances des personnels et d’accueillir les étudiant·e·s dans des conditions meilleures.

Quel choix sera fait par l’équipe présidentielle sur la campagne d’emplois, la pérennisation des primes et la revalorisation des CDD ?

De notre point de vue, la masse salariale doit être intégralement utilisée, jusqu’à la limite du plafond État (et au-delà si les outils existent pour le dépasser) ; il ne doit plus être question de gel ou d’atérisation de postes. De même, les primes et la revalorisation des grilles salariales des CDDs doivent être intégrées de manière pérenne au budget de l’Université. La discussion sur d’éventuels redéploiements aussi bien de postes que de crédits est certes légitime, mais secondaire ici, ce qui compte c’est de rompre avec la logique d’économies qui a présidé aux budgets précédents. Cette rupture doit avoir lieu. La politique budgétaire de l’actuelle Présidence perpétue pour l’essentiel les politiques précédentes, et même si les décisions sont prises à regret, elles conduiront aux mêmes résultats.

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