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vendredi 8 juillet 2022

Blog de la CGT FERC Sup Paris3

La Sorbonne Nouvelle en danger : la présidence est responsable
Le campus Nation est trop petit

Le campus Nation est trop petit : depuis plus de 8 ans, la CGT le dit et le redit (voir nos communications envoyées dès 2013 sur ce sujet [1]). La direction de l’université a persévéré dans le déni toutes ces années (“Ça passera, ça rentrera”). Le comparatif avant/après (Censier + autres sites/Nation) avait pourtant été fourni au président par le secrétaire du CHSCT dès le début de son mandat. Peine perdue.

Maintenant, ça y est, nous y sommes. D’un coup, en juin-juillet, la révélation, ils découvrent ce qui leur avait été répété depuis des années : le campus Nation est trop petit ! Il n’y a pas assez de salles de cours.

Mais il est trop tard...

Alors quoi ?

Eh bien, on n’a qu’à supprimer des cours, en faire passer un tas d’autres en distanciel (!), décrète brutalement l’équipe présidentielle, alors que le mois de juillet est déjà bien entamé, que les emplois du temps ont souvent été achevés à marche forcée au gré d’injonctions contradictoires, fluctuantes et toujours urgentes, que les chargé·es de cours ont été recruté·es et leurs cours casés sur des horaires fixes, que les services des enseignant·es ont été établis, etc…

La CFVU doit voter ces propositions inacceptables le 11 juillet (ou le 13 si jamais le quorum n’était pas atteint le 11, nous indique-t-on déjà). Voir document joint.

Et nous nous remettrons au travail le 14 juillet ? Pour recommencer à zéro, tout au long de l’été, le travail ingrat déjà réalisé durant les deux derniers mois ?

C’est hors de question : nous nous opposerons à ces mesures, en particulier dans toutes les instances où nous siégeons. Nous appelons les collègues de la CFVU et du Conseil d’administration à voter contre ces mesures.

Concrètement, que veut-on nous imposer ?

1) Une augmentation drastique du distanciel. Nous arriverons à 25% ou plus de cours à distance dans certaines formations. D’où :

  • une dégradation des conditions de travail pour les enseignant·es avec un alourdissement conséquent de leur charge de travail, une perte de sens qui va croissant (enseigner, à Paris 3, c’est désormais, de façon pérenne, ne plus avoir de contact direct avec des étudiants).
  • une dégradation des conditions d’étude pour les étudiant·es. Le ministère l’a rappelé, pourtant, par l’intermédiaire du comité de suivi LMD : l’enseignement à distance est beaucoup moins efficace qu’un enseignement en présence...

2) Des enseignements le samedi, des cours tôt le matin, tard le soir. On rappelle qu’il est illégal d’imposer aux enseignants et enseignants-chercheurs de travailler le samedi. On sait aussi que les étudiant.e.s habitent loin et ne viennent pas en cours qui sont placés trop tôt le matin ou trop tard le soir. L’intérêt pédagogique devrait primer. La plupart des étudiant.es fuient ces plages horaires.

3) Une détérioration par ailleurs des conditions d’étude par l’augmentation du nombre d’étudiant·es par groupe, aussi proche de 44 que possible partout où cela est possible (sans d’ailleurs tenir compte de la capacité des salles inférieure également à celles de Censier ou modifiée récemment suite à des problèmes de sécurité…). Des groupes seront supprimés.

4) Une suppression d’options, d’UE, voire de formations du fait d’un nombre d’inscrit·es déclaré insuffisant (logique purement arithmétique oublieuse en plus bien souvent des UE mutualisées avec d’autres universités), ce qui conduira à un appauvrissement dramatique de l’offre de formation.

5) Un traitement indigne, par le mépris, des collègues. Tout refaire exigerait des forces que bien peu possèdent encore (voir, pour l’état délétère des conditions de travail dans notre université, le rapport de l’inspection générale).

Tout ceci est inacceptable !

Nous ne ferons pas la rentrée dans ces conditions : l’université doit trouver des locaux à louer

Elle doit reconsidérer les propositions qui lui ont été faites, notamment dans le quartier même de Nation et qui n’ont donné lieu à aucune concrétisation (voire, parfois, à aucune démarche).

Le rectorat peut bien clamer que les indicateurs affirment que “ça rentre” et expliquer à la présidence qu’ils doivent se contenter des locaux de Nation : ils ne connaissent pas nos formations ni notre organisation et ce n’est pas en juillet que cela pourra changer.

Nous voulons des salles de cours pour pouvoir exercer dignement notre métier

L’université de la Sorbonne Nouvelle, abandonnée peu à peu par ses haut·es responsables qui démissionnent les un·es après les autres (et sur qui est immédiatement rejetée la responsabilité de tous les dysfonctionnement présents), est pilotée au jugé par une équipe qui ne cesse d’improviser tout en piétinant les deux missions fondamentales de notre institution, l’enseignement et la recherche.

La CFVU doit se réunir lundi 11 juillet matin en visio

Réagissons ensemble à ce qui sera décidé !

Retrouvons-nous en Assemblée générale à 14h en bimodal (salle à Nation et visio)

Venez nombreuses et nombreux

Ou connectez-vous

Seule une action collective nous permettra de contrer des mesures qui s’annoncent destructrices pour l’ensemble de notre université