"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Élections 2025 – listes CGT-FSU et sympathisant·es
Nous, membres des listes CGT-FSU et sympathisant·es, affirmons notre engagement collectif pour une université publique au service de l’intérêt général, ouverte, pluraliste et émancipatrice. Nos syndicats défendent un enseignement supérieur et une recherche libres, critiques et accessibles à toutes et tous, reposant sur un financement public pérenne et sur la liberté d’enseigner et de chercher. Face aux politiques d’austérité et au contexte d’instabilité budgétaire, face à la précarisation croissante des personnels, face à la concentration du pouvoir entre les mains des exécutifs, nous faisons le choix de la coopération, du dialogue et de la démocratie universitaire. Nous défendons le maintien d’instances élues à tous niveaux, dans lesquelles les personnels et les étudiant·es seront réellement représenté·es, et pourront débattre et participer aux décisions stratégiques de l’université.
L’enseignement supérieur et la recherche (ESR) ont été profondément dégradés par une cascade de “réformes” successives (LPR, précarisation de l’emploi, chaires de professeur·es juniors, pilotage par projets, réformes de la formation des enseignants, etc.). Face à ces atteintes, nos organisations syndicales défendent une vision nationale cohérente et solidaire du service public. Riches de leurs connaissances des enjeux nationaux, les élu·es soutenu·es par nos syndicats s’expriment pour éclairer les décisions locales, alerter, proposer des alternatives et défendre les droits de toutes et tous. Être représenté·e au sein des conseils par des élu·es mandaté·es par des syndicats nationaux, c’est donc y garantir la présence d’une parole collective, ancrée dans les valeurs de justice sociale, de transparence et d’égalité. C’est pouvoir relayer les luttes menées à l’échelle nationale : défense de la fonction publique, du droit à la retraite, des salaires, de la qualité des conditions de travail et de l’égalité entre hommes et femmes.
La présidence de notre université poursuit les choix problématiques opérés lors de la fusion et, par sa gestion, continue de s’inscrire dans la logique de libéralisation prônée par le gouvernement. Nous avons combattu un ensemble de choix politiques nationaux et locaux qui vont à l’encontre du service public de l’université et de la recherche en dégradant les conditions de travail des personnels. La politique actuelle de l’université se traduit par la baisse des postes et la précarisation de l’emploi, l’individualisation des primes (CIA et P2I pour les BIATSS), la privatisation et la start-upisation de l’établissement, les dépenses inconsidérées pour la Cité de l’innovation (plus de 50 millions d’€ de budget propre), les ravages de la sous-traitance du nettoyage (ex. Arc-en-Ciel) ou l’étiolement de la démocratie universitaire (suppression des élections facultaires).
Au cours des précédents mandats, nos élu·es ont contribué à obtenir des avancées concrètes : - L’harmonisation des primes et la réduction des inégalités entre corps et genres. - Une meilleure reconnaissance des parcours de carrière. - La défense des personnels contractuels, notamment à la FSI. - L’amélioration des droits des étudiant·es (charte, congé menstruel, accompagnement social). - L’exercice de la solidarité internationale : accueil des étudiant·es et chercheurs/euses victimes de guerres, motions en soutien aux palestinien·nes. Nos élus ont aussi exercé une veille active sur les partenariats de l’université - notamment en ce qui concerne les liens avec Sorbonne Université Abu Dhabi - et promu la priorité de la recherche publique - en jouant un rôle critique face à la mise en place de la Cité de l’innovation. Ils ont relayé dans les conseils les préoccupations et les questionnements des personnels vis-à-vis des réformes proposées (ex. contrôle continu intégral à la FSI).
Nous entendons poursuivre ce travail collectif en plaçant au cœur de notre action des priorités essentielles :
Reconstruire une politique de l’emploi pérenne et augmenter les rémunérations Refuser le CIA et la P2I, présentées comme des primes au “mérite”, et remettre à plat l’IFSE afin de mieux rémunérer les personnels BIATSS (+100€/mois pour toutes et tous). Lutter contre la précarité et la contractualisation croissante, anticiper les départs à la retraite, recréer des postes statutaires, garantir des conditions de travail dignes et stables pour tous les personnels (locaux, équipements, moyens de fonctionnements, etc.), assurer les aménagements nécessaires aux situations de handicap (y compris invisibles), renforcer la prévention des risques psycho-sociaux.
Développer une politique de recrutement pour pourvoir les centaines des postes BIATSS vacants afin de réduire la surcharge de travail dans de trop nombreux services. Lutter contre la sous-traitance et en particulier réinternaliser les activités de nettoyage et techniques.
Rendre la gestion budgétaire plus transparente et plus juste Recentrer les financements sur les missions fondamentales d’enseignement et de recherche, et pour cela privilégier les dotations récurrentes par rapport aux financements ponctuels (type IDEX ou Initiatives). Mieux informer les actrices et acteurs de l’enseignement et de la recherche sur l’utilisation des budgets internes. Améliorer la transparence des critères d’attribution des financements “Émergence”. Se mobiliser pour que la gestion de la Cité de l’innovation reste aux mains de l’université et que l’usage de ses locaux soit prioritairement conçu pour être utile aux personnels et aux usagères et usagers. Éviter que les sommes importantes investies dans ce projet ne profitent à des start-ups.
Veiller à ce que, face à la sous-dotation institutionnelle, il soit exclu d’augmenter de manière sensible les frais de scolarité ou de multiplier les formations payantes pour accroître les recettes de l’établissement. Renforcer la transparence en matière de gestion des carrières et des régimes indemnitaires
Promouvoir une politique équitable en matière de primes et d’avancements, harmonisée entre les trois facultés, fondée sur des critères homogènes déterminés lors de procédures transparentes, et pensée pour maximiser le nombre de bénéficiaires.
Améliorer les perspectives d’évolution de carrière des personnels, par exemple celles des MCF HDR de la FL. Faire vivre les libertés académiques Refuser la précarisation des statuts et défendre les mesures destinées à garantir l’indépendance intellectuelle des personnels et à les protéger des pressions politiques ou économiques.
Promouvoir la démocratie universitaire Maintenir des conseils facultaires élus, dont la composition doit être réformée pour assurer une représentation plus équilibrée des différentes catégories de personnels et d’usagers. Évaluer le coût, l’efficacité et la cohérence du fonctionnement actuel afin de renforcer la collégialité et la coordination entre les niveaux facultaire et central.
Redonner du sens au service public S’opposer aux logiques de compétition, de hiérarchisation ou de classement entre laboratoires ou entre établissements universitaires (“Keylabs”, classement de Shanghai, etc.). SU doit demeurer une université ouverte, indépendante des logiques marchandes, tournée vers une démarche de recherche et de formation libre et critique. Dans nos relations avec les autres établissements publics d’enseignement et de recherche, nous veillerons à éviter toute concurrence et favoriser, a contrario, des relations académiques garantes du service public.
Nous voulons que notre université contribue à la transformation sociale et écologique en soutenant :
– l’enseignement des enjeux environnementaux dès la licence, dans toutes les facultés ;
– les démarches “Laboratoire 1.5”, et en généralisant les pratiques sobres et durables à tous les laboratoires de Sorbonne Université ;
– les politiques de recyclage, de rénovation et de sobriété énergétique encadrées par des personnels titulaires ;
– le débat sur les pratiques professionnelles et les bilans carbone pour que la transition écologique devienne une priorité transversale ;
– les investissements dans la rénovation thermique des bâtiments. Pour une université engagée dans la société Nous refusons les partenariats avec des entreprises polluantes comme Total, des acteurs économiques comme Thalès ou Safran, avec des États impliqués dans des violations du droit international ou des atteintes aux droits humains, par exemple dans le génocide en Palestine. Nous voulons une université résolument inclusive et active dans la lutte contre le racisme, le sexisme, les LGBTphobies, l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les discriminations. Nous continuerons à promouvoir l’accueil des étudiant·es et chercheurs/euses en exil, et plus largement les programmes internationaux d’aide et de solidarité.
Les élections universitaires sont une occasion décisive de défendre ensemble une université plus juste, plus écologique et plus démocratique. Nous vous invitons à voter pour des représentant·es qui incarnent nos valeurs, capables d’agir collectivement pour porter la voix des personnels et des étudiant·es dans les instances de Sorbonne Université. Ensemble, engageons-nous pour une université publique, écologique et solidaire.
Contacts : elections-2025-cgt-fsu-et-sympathisant-es@Sorbonne-universite.fr
Maison des syndicats, Campus Pierre et Marie Curie, barre 65-66, 5e étage.
Conseil d’administration
Collège A
Tronche François (FSI)
Ducharne Agnès (FSI)
Soula Hedi (FSI)
Lacaze Gaelle (FL)
Chaix Basile (FS)
Denizot Nathalie (FL)
Massol François (FSI)
Barny Marie-Anne (FSI)
Collège B
Chardin Marc (FSI)
Veysseyre Géraldine (FL)
Telliez Romain (FL)
Harchaoui Sarah (FL)
Abramson Sébastien (FSI)
Guillemain Ghislaine (FS)
Corti Léonard (FS)
Desmons Ophélie (FL)
Collège T
Dameron Cédric (FSI)
Le Priol Florence
Rajapaksage Samantha
Smhane Moussaten
Quaggetto Michel
Routhier Gaudard Nathalie
Conseil académique, Commission recherche
Collège A FL
Lacaze Gaelle
Giudicelli Christophe
Denizot Nathalie
Collège A FSI
Khamassi Mehdi
Daumas Stéphanie
Massol François
Waelbroeck Claire
Cordero Dario
Ducharne Agnès
Collège B FL
Guillaume Astrid
Collège B FS
Guillemain Ghislaine
Collège B FSI
Lazar Alban
D’Angelo Marie
Mangin Jean-Marie
Collège C FL
Raux Hélène
Mallavialle Renaud
Collège C FS
Amsellem Sabine
Collège C FSI
Beau Rémi
Ruiz Pino Diana
Parnaudeau Sébastien
Le Noë Julia
Collège D
Coutellier-Morhange Stéphane
Collège AOS
Paumier Géraldine
Collège T
Charron Éric
Pastor Laurence
Gal Julien
Conseil académique, Commission formation et vie universitaire
Collège A FL
Marcellesi Marie-Christine
Giudicelli Christophe
Collège A FSI
Soula Hedi
Le Pourhiet Laétitia
Planchon Fabrice
Collège B FL
Harchaoui Sarah
Tully Thomas
Guillaume Astrid
Collège B FS
Corti Léonard
Collège B FSI
D’Angelo Marie
Raynaud Xavier
Larrouturou Nathalie
Collège T
Quillien William
Labidi Sonia
Cao Huu Thien Patrick
Paumier Géraldine