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Nouveau scandale avec Arc en Ciel

jeudi 27 janvier 2022

Les salariées de l’entreprise de ménage d’Arc-En-Ciel (à laquelle Sorbonne Université a confié la sous-traitance du service de ménage) sont actuellement à nouveau dans une situation dramatique.

Recevant mardi les syndicats de Jussieu, la Présidence de Sorbonne Université a semblé accepter naïvement le discours de l’entreprise :

elle gobe les yeux fermés l’arnaque des prétendues signatures contre les grévistes : elle osa affirmer, sans le vérifier, que 80 salariées d’Arc-en-ciel soutenaient leur patron contre les grévistes et les syndicats de l’université ; nous pouvons au contraire affirmer que les salariées non grévistes ont signé... une feuille blanche, remplie a posteriori par la représentante du syndicat aux ordres du patron de l’entreprise ! En réponse à leurs questions sur ce qu’elles étaient en train de signer, la représentante du syndicat du patron a répondu que c’était "pour les protéger" et "montrer à l’employeur qu’elles travaillaient et qu’elles n’étaient pas en grève". Les salariées non grévistes ont été stupéfaites et en colère d’apprendre qu’elles ont signé sans le savoir une pétition contre les grévistes et contre les syndicats de l’Université. Pour obtenir les 80 signatures, il a fallu à cette soi-disant représentante signer à la place des malades, des cas contacts, des agents en congés...car les salariées du site savent bien que ce chiffre ne correspond pas aux effectifs actuels d’autant que 22 collègues étaient en grève.
Aux yeux de la Présidence de l’université, il n’y aurait que 5 grévistes et non 22 (il lui aurait simplement suffi de jeter un œil par la fenêtre de la tour Zamansky pour compter les salariées rassemblées durant la rencontre avec les syndicats...!).
L’université prétend que, contrairement à ce que nous avons écrit mardi matin, elle ne pourrait pas rompre le contrat le 1er février 2022 contrairement à l’usage (décidément les patrons d’Arc en ciel se régalent devant une telle naïveté).
L’université n’a relevé qu’une erreur sur les exemples que nous avons donnés : le nettoyage du parvis aurait été fait durant les fêtes de fin d’année. Quant à l’absence de nettoyage des toilettes 4 fois par jour dans les couloirs où il y a les salles de TD et TP, l’absence de 11 machinistes, d’agents de permanence .... : force est de constater que le silence de la présidence en dit long.
La Présidence dément les affirmations des patrons d’Arc en Ciel selon lesquelles l’Université aurait demandé l’instauration de badgeuses mobiles pour le suivi des agents.
Prétendre comme le fait la Présidence que la prestation rendue par Arc en ciel représente un progrès significatif pour l’établissement (avec moins de personnels, soumis à des pressions incessantes) est aberrant,
Nous devrions recevoir avant la fin de semaine la convention signée entre l’Université et Arc en ciel, alors qu’elle nous a toujours été refusée par la Direction de l’Université. Mais ce document sera censuré pour respecter le secret commercial (secret renforcé par une loi Macron).

La Présidence a découvert par notre communiqué de mardi matin que l’inspectrice du travail contrôlera la société Arc en Ciel le 14 février, suite aux 28 dossiers que nous lui avons transmis (avec copie à l’Université) concernant les heures complémentaires non majorées voire non payées, les absences de contrats, ...

Les services comme le ménage sont externalisés, démolissant au passage les droits des salariés, et confiés à des entreprises de sous-traitance car "il faut faire des économies, pour se recentrer sur le cœur du métier (l’enseignement)", dit la Présidente de Sorbonne Université, ... mais il ne semble pourtant pas à l’ordre du jour de sous-traiter d’autres fonctions de Directeur général, comme le suggérait fort judicieusement un camarade de SUD.

Les patrons d’Arc en Ciel sont des voyous. Au conseil de prud’hommes du Val-de-Marne, chaque audience doit traiter au moins un litige impliquant l’entreprise Arc-en-Ciel, et celle-ci est souvent reconnue fautive et condamnée régulièrement. Cette entreprise a été épinglée par l’inspection du travail à l’Université Denis Diderot en 2015. Les patrons de l’entreprise inventeront des prétextes pour licencier les grévistes pour faute. Nous appelons les responsables de laboratoires et de services à témoigner du travail accompli par ces agents payés au SMIC.

Jeudi 27 janvier sera une journée de grève nationale interprofessionnelle pour les salaires, à l’appel de CGT, FO, FSU, SUD et UNEF.

Nous appelons tous les personnels à participer à un rassemblement/concert à partir de 12h15 ce jour là au pied de la tour Zamansky sur le campus de Jussieu, pour manifester notre soutien aux grévistes d’Arc en Ciel.

Nous rejoindrons la manifestation à la Bastille vers 13h.

Chaque jour de grève coûte 55 euros à chaque salariée de la société Arc en ciel. Tu peux verser à la cagnotte en ligne https://www.leetchi.com/fr/c/50OvNNnw

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