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Université Grenoble Alpes (UGA)
Appels à projet CDP - retour sur la commission recherche de l’UGA du 6 novembreLa commission recherche de l’UGA a rejeté, à une relativement forte majorité, les « éléments de cadrage » de l’appel à projets CDP (Cross Disciplinary Programs). Cet appel à projet avait au départ été lancé dans la plus grande opacité sous la forme d’un « appel à manifestation d’intérêts », sans passer par aucune instance statutaire élue (Comité Social d’Administration, Conseil d’Administration, Conseil Académique).
Les éléments de cadrage de cet appel à projet (AAP) ont finalement été soumis à la commission recherche du 6 novembre. Nous avons rapproché, pendant la discussion sur ce point, le budget prévu pour cet AAP (9 à 13 millions d’euros) des 800000 euros de ponctionnement prévus dès l’année prochaine par la présidence de l’UGA sur les budgets des laboratoires, en augmentant les frais d’infrastructures (800000 euros en 2026, mais une « contribution nette » prévue de 6,9 millions d’euros sur 5 ans). Augmentation qui n’a jamais été soumise à l’avis de la commission recherche, alors même qu’elle impacte les budgets des laboratoires de l’UGA !
Nous rappelons notre opposition au principe et au fonctionnement des appels à projet, qui pour nous mettent en concurrence les équipes de recherche, et nuisent au travail collectif nécessaire pour mener des recherches sur du temps long. Nous revendiquons la fin des AAP locaux, et le transfert des budgets utilisés pour ces AAP en financements récurrents pour les structures de recherche. Par ailleurs, le président du Conseil Académique, et le vice-président recherche actuel, ont été élus sur la base d’une plateforme qui exigeait « l’arrêt de l’inflation du nombre d’AAP, leur transfert vers des crédits récurrents et l’établissement de procédures concrètes et juste d’attribution de ces crédits. »
Pour nous, la politique de la présidence, en augmentant d’un côté les frais d’infrastructures des laboratoires, et en lançant cet AAP CDP, va exactement à l’inverse de ce transfert de budget vers des crédits récurrents. Cette politique entre en contradiction avec la démarche de compromis affichée qui avait menée à l’adoption de cette plateforme, et l’élection du président du Conseil Académique, à une très large majorité (moins les voix de la CGT).
Au-delà de notre opposition au principe des AAP, cette incohérence et la mobilisation des collègues contre la hausse des frais d’infrastructure a aussi motivé notre vote contre.
Nous nous joignons à la FSU et à UGA en commun, pour demander à la présidence de revenir sur cette hausse de frais d’infrastructures, afin de pouvoir engager des discussions sur les modalités d’utilisation du budget Idex, pour réellement engager une politique recherche qui stabilise voire augmente les crédits récurrents des laboratoires, pérennise les moyens, associée à la création de postes pérennes titulaires pour stabiliser et déprécariser les collectifs de travail.