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lundi 9 mars 2026

Syndicat CGT Université de Grenoble

10 mars à l’UGA : journée de mobilisation et de grève !

L’austérité à tous les niveaux : jusqu’où irons nous ?

Dans toute la France, les universités sont déficitaires et le gouvernement prévoit encore de réduire leurs budgets. Cela a des conséquences concrètes sur la rémunération des agents avec un gel du point d’indice, des grilles non renouvelées et une baisse de 10% de la paye sur les 3 premiers mois du congé maladie.

Simulateur du gel du point d’indice : medias.cgt.fr/simfp/

La présidence de l’UGA accompagne sans broncher cette austérité en dégradant nos conditions de travail. Rien qu’entre 2022 et 2023, ce sont 59 postes de BIATSS et 25 postes d’enseignant·es-chercheurs·ses titulaires qui ont disparus. À l’UGA ce sont 62 nouvelles suppressions de postes BIATSS annoncées pour les 3 ans à venir !

L’austérité... sauf pour le privé !

Au lieu d’accéder aux revendications que nous portons depuis des années, la présidence demande à un cabinet privé de recenser les besoins des personnels pour soi-disant « construire ensemble l’UGA de demain ». Faut-il vraiment de dépenser des dizaines de milliers d’euros dans un cabinet extérieur pour comprendre que ce dont nous avons besoin c’est de travailler dans des conditions pérennes avec des rémunérations nous donnant accès à un mode de vie décent ?

La mobilisation dans l’ESR et à l’UGA

Le 10 mars, l’intersyndicale appelle à la mobilisation au niveau national. La CGT a déposé un préavis de grève local, pour l’UGA, Grenoble INP-UGA et Sciences Po Grenoble-UGA, pour dénoncer la situation dans nos établissements. Nous appelons donc à la grève ce jour-là :

  • contre l’austérité budgétaire dans l’ESR et à l’UGA et ses établissements-composantes ;
  • pour la hausse des salaires à la hauteur du rattrapage du gel du point d’indice (27 %), et en attendant, la hausse des primes socles au niveau des établissements ;
  • contre les suppressions de postes (EC et BIATSS à Grenoble INP-UGA et à l’UGA) ;
  • pour alerter sur la précarité
    • des personnels (contrats courts, conditions de renouvellements de contrats, conditions d’emploi des vacataires, vacations en dessous du SMIC, salaires et primes)
    • et des étudiant.e.s, victimes de la discrimination mise en place dans l’attribution des APL et par la hausse annoncée des frais d’inscription ;
  • contre la hausse des frais d’infrastructure dans les laboratoires, qui est une baisse de la dotation déguisée en « capacité d’autofinancement » ;
  • pour la protection des libertés académiques, des libertés syndicales des personnels et des étudiant·es.