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Syndicat CGT Université de Grenoble

Reconfinement : pour des conditions de travail dignes, même à distance !

mardi 3 novembre 2020

La CGT Université de Grenoble vient d’apprendre, comme l’ensemble du monde de l’enseignement supérieur, les dispositions de reconfinement prises par le gouvernement. Plus que jamais, nous adressons à l’ensemble des collègues et étudiant.e.s toute notre solidarité pour surmonter cette période difficile.

De manière générale, qu’il s’agisse de personnels BIATSS ou d’enseignant.e.s, nous rappelons que le travail à distance doit se faire :

  • dans le respect des statuts et des conditions de travail des agents (durée, horaires) ;
  • avec du matériel fourni par l’Université. Il faut que les conditions matérielles soient réunies pour le travail à distance (possibilité de s’isoler, bureau et chaise ad hoc, connexion internet…).

L’employeur doit fournir les moyens permettant de travailler, et donc prendre en charge une partie des frais payés par l’agent : frais d’électricité, de chauffage, de connexion ; par souci de simplicité nous proposons de mettre en place soit un forfait global sur la base du calcul d’un coût moyen, soit de l’application d’un taux forfaitaire sur les factures individuelles des agents (comme cela se fait dans d’autres établissements ou entreprises).

Les agents doivent être formés pour travailler à distance (logiciels, procédures). L’encadrement, lui aussi, doit avoir été formé aux questions du management en distanciel.

La liste des personnes vulnérables rétablie à la date du 5 mai 2020 par arrêt du Conseil d’État, doit être respectée, la santé des agents protégée.

Pour nous, il est important que chaque agent, quelle que soit sa position hiérarchique, puisse garder la maîtrise de son travail et de la manière dont ce travail doit être réalisé ; et puisse avoir son mot à dire sur l’organisation du travail, de son service, et donc des modalités de mise en œuvre de ce reconfinement.

Nous continuons de constater, semaine après semaine, que les règles définies sont appliquées à géométrie variable selon les directions ou les services : notamment sur les demandes de télétravail (parfois refusées de manière abusive), ou sur les règles d’isolement. Nous avons une responsabilité collective à tenir pour participer au ralentissement de l’épidémie.

Nous invitons les personnels à :

  • échanger sur les conditions de travail telles qu’elles leur sont proposées, afin de définir éventuellement des revendications et des modes d’action, et de faire remonter les problèmes rencontrés aux organisations syndicales
  • à user de leurs droits si nécessaire : droit d’alerte, droit de retrait
  • nous faire remonter toute question ou tout problème lié aux mesures mises en place ou à leur application sur le terrain.

Nous attirons l’attention de la présidence sur la situation des étudiants, sur la nécessaire mobilisation d’ampleur des services sociaux et médicaux à leur égard : les effets économiques et psychologiques de ce reconfinement en termes d’isolement, de précarité, risquent d’être des plus importants. Vous trouverez toujours notre syndicat ouvert aux échanges sur ce sujet.

Nous réaffirmons enfin la nécessité d’un moratoire sur toutes les ré-organisations en cours : que ce soit au niveau national pour la Loi de Programmation de la Recherche (LPR), mais aussi sur les gels de postes en cours de décision à l’UGA. Il n’est pas admissible que de telles décisions soient prises au moment même où nous avons besoin, au contraire, de temps et de moyens, humains et matériels. Tous nos efforts doivent être concentrés sur la continuité pédagogique et sur le lien aux étudiants.

Nous réaffirmons bien sûr notre solidarité avec le personnel soignant et nous continuons à dénoncer les politiques libérales qui affaiblissent notre système de santé. Nous soulignons qu’une fois de plus, les hôpitaux sont au bord de la rupture, alors que les soignant·e·s alertent depuis des années, et avant même la crise sanitaire, de la situation. Malgré l’épidémie, et malgré la gestion déjà catastrophique de la première vague, les suppressions de postes, de lits et de services de santé n’ont pas cessé. Ce dont nous avons besoin, c’est un investissement massif dans les services publics et en particulier dans le système de santé : création de postes, ouverture des formations, ouverture d’hôpitaux et de service de santé sur tout le territoire. Et les moyens, le gouvernement a montré qu’il savait où les trouver : quand il s’agit de « relancer l’économie » (en faveur des entreprises privées et de leurs actionnaires...), on sait où trouver les milliards d’euros !

Vos droits pendant le confinement

Deux circulaires sont parues dans les derniers jours.

1. Une circulaire « relative à la continuité du service public dans les administrations et les étaplissements publics de l’État dans le contexte de dégradation de la situation sanitaire » a été publiée jeudi par le ministère de la fonction publique.

Cette circulaire donne le cadre de l’organisation du travail dans notre établissement, pendant ce nouveau confinement :

  • le télétravail devient la règle, 5 jours par semaine, pour les activités qui le permettent
  • pour les activités qui demandent d’être en présentiel, l’organisation des services doit être aménagée pour que la présence des agents soit réduite au minimum
  • seules exceptions pour les agents pouvant être placés en ASA quand le télétravail n’est pas possible :
    • « personnes identifiées comme cas contact à risque »
    • « personnes considérées comme vulnérables »
    • « parent devant assurer la garde de son enfant de moins de 16 ans en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque son enfant est identifié comme cas contact à risque »
  • les CHSCT doivent être réunis dans les meilleurs délais [NB : pour l’UGA, le CHSCT est réuni mardi matin]

2. Une circulaire de « mise en œuvre du confinement adapté dans l’enseignement supérieur et la recherche » vient préciser certains points pour l’ESR, en particulier :

  • « Dans le cadre de leurs recherches, les doctorants et chercheurs peuvent accéder aux laboratoires et unités de recherche »
  • « Les conditions de travail doivent ainsi être aménagées pour les agents amenés à travailler totalement ou partiellement en présentiel, en particulier lorsque les nécessités de service l’exigent, afin de protéger leur santé. Aussi, les aménagements des horaires d’arrivée et de départ doivent être réalisés afin de tenir compte de l’affluence dans les transports en commun. »

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