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vendredi 12 décembre 2025

Communiqué - Budgets, frais d’inscription : étranglées, des universités font le choix du pire. Soutien à la mobilisation à Paris 1

Soutien à la mobilisation à Paris 1 contre la hausse des frais pour les étudiant⋅es extracommunautaires

Les budgets du gouvernement Macron - Lecornu qui sont en train de passer au Parlement, s’attaquent violemment à la Sécurité sociale et aux services publics. Malgré l’incertitude sur le contenu précis, il est clair que l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) public ne sera pas épargné, loin de là : point d’indice gelé, postes gelés, grilles salariales indigentes, primes gelées (le RIFSEEP mais aussi le RIPEC C1), protection sociale complémentaire (PSC) en santé non financée malgré l’accord signé…

Les universités et établissements d’ESR publics sont à bout. La hausse du nombre d’étudiantes et étudiants (+20 % en 10 ans) s’est faite sans moyens supplémentaires pour les universités, notamment en postes. La précarité, déjà importante, s’est aggravée (37,5 % en 2023, +2,1 points en 2 ans, chiffres officiels, hors vacataires).

Dans ce contexte, les établissements votent des budgets, et certains font le choix du pire.

Des contrats ne sont pas renouvelés, des formations sont rognées, des composantes sont étranglées…

La CGT FERC Sup se félicite que le budget de Paris 8 ait été repoussé lors du CA de ce jour.

Mais, il s’agit également de faire payer la crise aux étudiant⋅es.

L’Université de Grenoble Alpes (UGA) a tenté d’augmenter les frais d’inscription pour l’école d’ingénieur publics INP Grenoble jusqu’à 6 000€. Grâce à la mobilisation, cela a été suspendu. C’est une première victoire. (Voir notre communiqué et la pétition contre l’université payante).

À Paris 1, la direction tente de faire payer les étudiant⋅es étrangers extracommunautaires : 2 895 € pour une licence, 3 941 € pour un master.
Rappelons que c’est Macron et Vidal qui avaient mis en place ces frais différenciés, avec la mal nommée « Bienvenue en France » en 2019. Face au tollé, de nombreux établissements avaient décidé d’exonérer les étudiant⋅es de ces frais d’inscription scandaleux. Mais, avec le manque d’investissement de l’État, de plus en plus d’établissements suppriment ces exonérations.
Dont Paris 1. Mais la pilule ne passe pas. D’autant que la direction veut aussi mettre fin aux exonérations de frais d’inscription pour les doctorant⋅es contractuel⋅les et les ATER –qui sont agent⋅es de l’établissement– exonérations qui avaient été conquises par la grève. Une pétition s’« oppos(ant) à toute politique de hausse des frais d’inscription » a été signée par 460 personnels et 2 400 étudiant⋅es de Paris 1.

La CGT FERC Sup soutient sans réserve la mobilisation des personnels et des étudiant⋅es de Paris 1 contre le budget d’austérité et les hausses de frais d’inscription pour les étudiant⋅es étrangers extracommunautaires d’une part, et les doctorant⋅es contractuel⋅les et les ATER d’autre part. Elle dénonce la direction de Paris 1 qui cherche à faire passer ses plans en passant des instances en visio et en faisant intervenir la police. La CGT FERC Sup exprime également sa consternation devant la teneur du communiqué envoyé jeudi 11 au soir par la direction de Paris 1, qui met en accusation des organisations syndicales et étudiantes mobilisées, dont la CGT Paris 1.

La CGT FERC Sup dénonce la violence sociale de celles et ceux qui cassent notre modèle social et nos services publics.

Enfin, la CGT FERC Sup dénonce avec force la duplicité du gouvernement Macron – Lecornu - Baptiste : c’est bien lui qui est responsable de l’étranglement budgétaire du service public de l’ESR. Et ce sont bien eux, sous couvert d’autonomie, qui poussent les établissements à faire le sale boulot.

À Grenoble, à Paris 1, comme partout ailleurs, la CGT FERC Sup s’oppose à l’Enseignement supérieur payant. Elle appelle tous les personnels à se mobiliser contre les budgets d’austérité et les hausses de frais d’inscription.

Communiqué au format pdf.