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Compte rendu du premier CHSCT

jeudi 16 mai 2019

Bonjour,

Comme nous l’avions annoncé lors des élections professionnelles de mars, la présidence de Sorbonne Université a réussi à s’emparer du Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions au Travail (CHSCT), le contre-pouvoir essentiel aux salarié.e.s.

La première réunion du CHSCT s’est tenue mardi 14 mai. Celui-ci comprend uniquement les représentant.e.s du personnel (RP) désigné.e.s par les organisations syndicales en fonction des résultats obtenus à l’élection du Comité technique (CT) : 3 CGT, 1 CFDT, 1 UNSA, 1 SNPTES et 3 représentants du syndicat patronal (Réunis).

  • L’UNSA avait affiché la couleur, avant la séance, en demandant que les réunions intersyndicales aient lieu sans la CGT.
  • La représentante de la CFDT a été élue secrétaire du CHSCT avec les voix du syndicat patronal, de l’UNSA et du SNPTES.
  • Nathalie Gaudard, représentante CGT ne recueillent alors que les 3 voix CGT.
  • Elle sera élue secrétaire adjointe du CHSCT avec 4 voix (3 CGT et 1 SNPTES) sur 9, elle était la seule candidate.
  • Les représentants UNSA n’ont rien dit durant les 120 minutes de séance.
  • La seule intervention du syndicat patronal fut de s’opposer à notre demande de recevoir les documents papier. Il n’est pas possible de lire 300 pages à l’écran à moins de faire comme eux ... les ignorer.
  • Les représentants du syndicat patronal se réveillaient uniquement lors des votes, suivant alors l’avis du président de Sorbonne Université. Par moment ce fut pitoyable d’entendre ces représentants demander au moment de voter, dans un silence gênant, le sujet du .... vote.
  • À la demande du président, contre l’avis de la CGT, le CHSCT s’auto exclut de l’analyse des signalements du Registre Santé Sécurité au Travail (RSST), en décidant la création d’un groupe de travail. Le but de la présidence est de ne plus traiter les signalements en CHSCT avec alors l’obligation d’y apporter des réponses inscrites au procès-verbal. Dans les groupes de travail (voir ceux qui existaient au moment de la fusion), tout n’est que parole sans conséquence.
  • Seules 20 minutes ont été consacrées aux 76 signalements inscrits par des collègues au Registre Santé Sécurité au Travail (RSST), 20 minutes pour traiter les risques professionnels, les fuites d’eau, les mauvaises odeurs récurrentes, aucun des 15 signalements liés aux risques psycho
    · sociaux (RPS) ne l’a été.
  • La direction de l’Université n’apportera aucune réponse à ces signalements, seuls les représentants CGT i
    · nterviendront sur ces sujets.
  • Cette alliance contre nature, anti CGT (autant lors du choix de la secrétaire du CHSCT que lors de la décision de ne plus traiter les signalements en CHSCT) est un mauvais coup pour les personnels alors que la fusion P6 et P4, et la politique gouvernementale aggravent les conditions de travail.

Les risques professionnels existent à l’université, la prévention a un coût : si le budget n’est pas mis, on laisse pourrir les situations des collègues, on joue la montre, on fait semblant de travailler en livrant des tonnes de document mal ficelés (signalements tronqués, traitement pas mis à jour, pièce jointe omise, noms des déclarants enlevés, retard dans les saisies des signalements, relevés des signalements papiers plus assurés dans les services ... etc ... ) : au final, on ne peut pas s’y retrouver. D’autant que les délais entre la date du signalement et celle de la réunion du CHSCT susceptible d’en discuter se creusent - aller voir un collègue 6 mois après pour en parler donne déjà une idée du crédit que la direction souhaite voir les agents accorder au signalement, au registre et au CHSCT -

Le gouvernement avec sa réforme/casse du statut de la fonction publique veut aller plus loin en faisant disparaitre le CHSCT, le fusionnant avec le Comité Technique.

La CGT , à travers ses militant.e.s, ses élus.e.s dans les instances continuera à porter les revendications des collègues pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Tous les syndicats étaient rassemblés le 9 mai pour défendre les services publics et le statut de la fonction publique.

Pour réussir à imposer un rapport de force favorable aux salarié.e.s lors des négociations, l’intervention des personnels dans l’unité de tous les syndicats est nécessaire.

Les syndicats CGT de Sorbonne Université FERC-Sup et SNTRS
Tel : 01 44 27 30 60
Email : cgt@sorbonne-universite.fr
http://sorbonne-universite.fercsup-cgt.net

PS : Il est temps que le représentant siégeant pour l’UNSA au CHSCT démissionne du mandat qu’il occupe au conseil d’administration de Sorbonne Université sous le sigle de la CGT. En effet cela fait un an qu’il a quitté le syndicat CGT, c’est une question de respect et d’honnêteté envers les personnels. Michel Krawczyk doit pouvoir alors siéger à ce conseil d’administration, portant avec Solveig Langen les revendications défendues par la CGT.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition