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Blog de la CGT FERC Sup Paris3

Elections aux conseils centraux - 4 avril - Notre programme

mardi 26 mars 2019

Élections aux conseils centraux de l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

4 avril 2019

Lutter pour une université enfin démocratique

Liste CGT et sympathisant.e.s

Le 4 avril prochain auront lieu des élections aux conseils centraux de l’université. Ces scrutins décideront de l’élection du/de la président.e, de l’équipe dirigeante et de la représentation la CGT dans les conseils. Si nous présentons des listes dans les conseils centraux, c’est pour faire en sorte que démocratie et collégialité universitaires ne restent pas de vains mots, pour peser sur les débats et les choix qui engagent notre avenir, et pour préserver des contre-pouvoirs.

Ces élections devront marquer une rupture avec les modes de fonctionnement qui ne prennent pas en compte l’avis des personnels et imposent des décisions venues d’en haut. Les candidat.e.s CGT FERC Sup – Paris 3 et sympathisant.e.s s’engagent à défendre tous les acteurs de l’université, dans le respect des instances et des principes de la vie démocratique.

Les difficultés que nous rencontrons trouvent leur origine, d’une part, dans des politiques qui visent à détruire les services publics, à généraliser la précarité et à étouffer l’esprit de solidarité et d’autre part, localement, dans une prise de décisions « hors-sol ». La communauté universitaire doit être la base de la politique de l’établissement.
Dans un esprit d’indépendance, vos représentant.e.s CGT FERC Sup – Paris 3 lutteront pour orienter la politique de l’établissement vers la défense du service public d’enseignement supérieur et de recherche, en vous consultant et vous rendant compte des débats et décisions.


Votez et faites voter pour nos listes le 4 avril 2019 !

Le nombre de nos élu.e.s déterminera notre capacité à peser dans la politique générale de l’établissement et la défense de l’ensemble des personnels et de notre université en se basant sur sa communauté.

Notre université doit se réinventer autour de ses missions de service public, à savoir la formation et la recherche, avec des services d’appui efficaces, renforcés et œuvrant dans de bonnes conditions.

Nous devons redonner du sens à ces missions fondamentales.


Sommaire

Pour un pilotage réellement collégial de l’université

Nous nous engageons à lutter afin que l’ensemble de la communauté soit consultée et puisse prendre une part active dans les grandes et les petites orientations de l’établissement, avec consultations systématiques à tous les niveaux : composantes, départements, services, directions, conseils et commissions élues. La communauté universitaire doit se réapproprier son avenir et en finir avec les prises de décision pyramidales.

Les instances élues doivent prendre leurs décisions en pleine connaissance des dossiers, après consultations éclairées des acteurs sur le terrain, après une étude sérieuse des différents scénarios possibles. Le tout doit être réalisé, à partir d’indicateurs fiables, dans la plus grande transparence. Les convocations doivent être envoyées en temps et en heure avec les documents. Les comptes rendus doivent être impérativement réalisés dans les meilleurs délais et les décisions communiquées à l’ensemble de la communauté.

Trop souvent des « groupes de travail » sont mis en place, avec des conclusions prédéfinies. Les discussions alors engagées ne sont bien souvent que de l’affichage. Il convient, aussi, de réduire drastiquement les strates intermédiaires inutiles : les vice-présidences fonctionnelles et autres, au fonctionnement de plus en plus vertical.

Les départements doivent pouvoir fournir un appui de proximité clairement identifiable, et non s’insérer dans une chaîne administrative de plus en plus longue et de plus en plus opaque.

Les missions fondamentales d’enseignement et de recherche doivent être pleinement appuyées dans le respect des agents, quel que soit leur statut.

  • Il faut redonner du sens à nos métiers, à nos missions de service public et il faut refuser les inepties et contre-vérités dont on nous abreuve au niveau national et local.
  • En tant qu’élu.e.s, nous exigerons un fonctionnement réellement collégial de l’université, afin que toutes et tous puissent y œuvrer pour le bien commun et y défendre un service public de qualité.
  • Nous nous engageons à rendre compte des débats et décisions prises aux conseils centraux, par des bulletins et communications régulières.
  • Nous nous engageons à vous consulter sur les sujets qui seront débattus lors de ces instances par l’organisation de réunions ouvertes.

    La formation

Nous veillerons à ce que les spécificités qui font la force de notre université restent une préoccupation constante de l’offre de formation. Par exemple, des formations spécifiques, des langues ne doivent pas disparaitre de notre offre de formation sans débat, consultation, expertise, réflexion.

La soutenabilité financière de l’offre de formation n’est pas une question subsidiaire. Nous œuvrons pour sa transparence et sa mise en débat démocratique. Concernant l’’Arrêté licence”, nous serons particulièrement attentifs à ses modalités d’application et au fléchage de l’enveloppe budgétaire de la CVEC (Contribution de Vie Étudiante et de Campus). De plus, l’usage de la plateforme ParcourSup reste en débat à l’échelon national et local et doit rester un dispositif sous surveillance (bilan, modalités, suivi…).

Nationalement, nous nous opposerons à toute tentative d’augmentation des droits d’inscription de tous les étudiants : “l’excellence” académique de nos formations n’est pas corrélée au montant des droits d’inscription.

Nous défendons une plus grande interaction avec les acteurs de terrain, nous demandons que les “groupes de travail” issus de la CFVU invitent systématiquement un ou des experts métiers concernés (BIATSS et ou enseignants qui ne sont pas forcément membres du conseil). Ce sont en effet les acteurs de terrain qui sont les plus à même de recueillir, traiter, valider et initier l’analyse des données, en interaction avec tous, et réduire ainsi les « carences du pilotage central » soulignées par l’HCERES.

  • En tant qu’élu.e.s, nous nous engageons à défendre l’accès sans condition des bacheliers à la formation universitaire de leur choix.
  • Nous exigeons un vrai travail de mise en valeur des spécificités de Paris 3 en matière de formation.
  • Nous nous opposerons à toute tentative d’augmentation des droits d’inscription.

La recherche

La recherche universitaire est actuellement durement malmenée. De moins en moins financée par des crédits récurrents, elle dépend de plus en plus d’enveloppes données au coup par coup, par appels à projets.

Les crédits récurrents des équipes sont pourtant les seuls garants d’une recherche autonome et de qualité, et ils doivent pouvoir être répartis et utilisés au sein des unités dans la plus grande transparence. Les chercheur.e.s, leurs équipes et leurs travaux ne doivent pas dépendre de carottes illusoires et chronophages que sont les appels d’offres… Seuls quelques chercheur.e.s devenus professionnels du montage de projets peuvent en effet espérer empocher quelques subsides, système qui ne permet pas toujours à la qualité scientifique de primer. De plus, le système de financement au coup par coup ne propose que des contrats de courte durée pour les jeunes chercheur.e.s à la place des postes statutaires nécessaires : il impose précarité et instabilité.

La recherche universitaire, qui exige temps et liberté, souffre de ces contraintes managériales. Or, le temps, tous les chercheurs en manquent. La CGT FERC Sup se bat, dans toutes les instances pour une augmentation des CRCT : ces congés pour recherches doivent être encore plus nombreux et devenir systématiques.

Des regroupements artificiels sont par ailleurs imposés aux équipes de recherche, souvent sans réelle cohérence scientifique. Le travail au sein des équipes doit au contraire être renforcé afin de favoriser l’émulation et non une concurrence néfaste pour l’enseignement et la recherche. L’appui administratif de terrain des équipes d’accueil (par opposition à des chargés de mission « parachutés ») doit également être renforcé pour ne pas voir s’installer une recherche à deux vitesses avec des UMR très attractives et des EA sous dotées en moyen humain.

Aucune avancée notable ne pourra être effectuée tant que les choses resteront en l’état. Il est temps que l’ensemble de la communauté universitaire s’oppose aux dérives de ces dernières années.

Car notre recherche, même actuellement sous dotée en moyens humains et financiers, est dynamique, variée et largement reconnue à l’international.

Les chercheurs ont besoin de temps… Ceux qui le souhaitent doivent avoir droit à un CRCT. Actuellement, si nous convertissions la PEDR en CRCT, cela créerait plus d’une centaine de CRCT supplémentaires. Tout est une question de choix, de priorité…

  • En tant qu’élu.e.s, nous nous engageons à défendre les moyens nécessaires à une recherche de qualité : il faut du temps et des moyens suffisants aux chercheurs, aux équipes et à ceux qui les soutiennent.
  • Nous demandons la conversion de la PEDR en CRCT.
  • Nous exigeons les moyens humains et financiers suffisants et récurrents.

    Conditions de travail

Les conditions de travail de l’ensemble de la communauté universitaire - personnels enseignant.e.s-chercheur.e.s, enseignant.e.s, administratifs... - n’ont cessé de se dégrader ces dernières années, au fil des restructurations, de fusions d’équipes ou de démantèlements, sans concertation et sans bilan. Le bilan de ces modifications doit être fait et débattu au sein de Paris 3. Ces restructurations ont-elles été pertinentes ou au contraire inutiles et sources de souffrance ?

Les enseignant.e.s-chercheur.se.s peinent, du fait de l’alourdissement constant des tâches d’organisation et de gestion interne et du fait du sous-investissement chronique dans l’enseignement supérieur, à mener à bien leurs activités d’enseignement et de recherche.

Les personnels BIATSS voient leurs traitements stagner, leurs missions se multiplier sans aucune contrepartie ni reconnaissance. Les évolutions professionnelles sont de plus en plus réduites. Des formations sont parfois refusées ou ne correspondent pas aux besoins des collègues.

Les dernières restructurations ont favorisé la multiplication des encadrants intermédiaires à la tête de structures dont ils ne connaissent pas toujours le fonctionnement.

La pression qui en découle est palpable au quotidien. Chacun.e doit en faire davantage tout en en ayant de moins en moins les moyens.

Les outils numériques et les systèmes de gestion ne sont pas adaptés à nos besoins, ce qui génère de la souffrance au travail.

Les échéances prévisibles, car récurrentes, sont trop souvent non anticipées… et les personnels sont régulièrement convoqués dans l’urgence à des réunions organisées dans la précipitation.

Contre ces alourdissements dangereux et ces rythmes qui s’emballent car mal gérés, nous poursuivrons notre action, qui a toujours porté sur l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble de nos collègues, sur leur défense au quotidien.

Pour les BIATSS, nous nous opposons à toutes tentatives d’annualisation du temps de travail, à la flexibilité à outrance des horaires et des tâches et à la rigidification de la gestion des congés.

Pour les personnels enseignants, nous nous opposons à toute tentative de modulation de service qui met plus particulièrement en danger les jeunes chercheurs.

  • En tant qu’élu.e.s, nous exigeons une prise en compte sérieuse et adaptée de la souffrance au travail et une refonte de la structuration administrative non pertinente, car déconnectée de la base. Nous réclamons des formations adaptées pour toutes et tous. Nous réclamons une politique des emplois prenant en compte, dans la transparence, les aspirations des personnels et l’évolution des besoins dans les services.
  • Nous exigeons que l’université nous défende face aux injonctions ministérielles plutôt que de s’en faire le relais.

Redonnons du sens à notre travail.


Rémunérations

Pour commencer, rappelons que le blocage du point d’indice a fait perdre depuis l’année 2000 plus de 16% de pouvoir d’achat pour l’ensemble des personnels de l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR), soit une perte de 300 euros environ pour un personnel de catégorie C, de 400 euros pour les catégories B et 500 euros pour les A. Voir tableaux sur lehttp://ufsecgt.fr/spip.php?article6763site de la CGT UFSE.

Nous revendiquons auprès du gouvernement un déblocage du point d’indice et un rattrapage des rémunérations pour toutes et tous.

Localement, une autre politique doit aussi être rapidement mise en place.

  • Situation des vacataires : nous exigeons le paiement mensuel des vacations.

Le contexte de la mobilisation contre la loi ORE et de discussions, débats, opposition à la mise en place du dispositif ParcourSup, en printemps dernier, a permis d’ouvrir un espace de rencontre et de confrontation entre les différentes catégories de travailleur.e.s qui font vivre notre université. Si le 14 mai 2018 une « Déclaration du collectif des non-titulaires de Paris 3 » demandait déjà « de meilleures conditions de travail (mensualisation, défraiements des titres de transport, paiement intégral et sans délai des vacations […], etc.) », il est indispensable aujourd’hui de reprendre ces revendications, que la CGT a, depuis toujours, soutenues. Plus particulièrement, nous exigeons le respect de lahttp://cgt.fercsup.net/spip.php?art...circulaire du 25 avril 2017 qui contraint les universités à trouver « un rythme de versement mensuel » des vacations, après que toutes les pièces nécessaires au recrutement aient été « fournies par l’intéressé ». À ce sujet, cette circulaire engage aussi les universités à la « mise en œuvre […] de nouvelles règles et calendrier de gestion », concernant notamment « la signature et la fourniture des pièces nécessaires au contrat et au paiement avant le début de la période d’enseignement et dès le recrutement du vacataire ». Or, comme chacun le sait, à la Sorbonne nouvelle, on prend son service très souvent avant que les contrats de vacations, avenants, etc. ne soient signés (ce qui, rappelons-le, est illégal).

Nous demandons aux candidats aux élections de s’engager formellement à appliquer ces directives ministérielles, à réfléchir, dès maintenant, à un système de mensualisation des vacations, par la mise en place d’outils informatiques adaptés afin qu’il n’en résulte pas une surcharge de travail pour les collègues des services administratifs.

  • Primes pour les CDD / CDI

Nous revendiquons avec force que toutes les travailleuses et tous les travailleurs, en CDD ou en CDI, puissent toucher des primes semblables aux titulaires. Le CA avait voté en ce sens en 2012 : une partie des primes devait être intégrée aux salaires des contractuels. Cela n’a jamais été mis en œuvre.

Nous demandons donc que soient rouvertes les négociations sur ce sujet, avec pour objectif de parvenir rapidement à l’égalité de traitement entre titulaires et contractuels.

  • Primes pour les titulaires

À ce jour, la plupart des collègues de l’université touchent les minima imposés par le ministère. Nous demandons au futur président que le montant des primes des titulaires BIATSS soit revu à la hausse. Non seulement cet argent manque tous les mois sur nos fiches de paie tandis que le coût de la vie augmente ; mais en plus, ces montants indignes poussent les collègues à changer d’université pour augmenter leur rémunération. Cela impose aux services un turn-over délétère et cette situation engendre des difficultés de recrutement toujours plus grandes.

Nous rappelons notre opposition au principe du RIFSEEP qui instaure la concurrence entre les collègues par l’individualisation des primes. Tous les agents doivent être dans le premier groupe. La concurrence entre les agents ou les services et composantes ne peut être que néfaste.

Nous revendiquons :

  • un déblocage du point d’indice et un rattrapage des rémunérations pour toutes et tous ;
  • la revalorisation des primes de l’ensemble des personnels administratifs de l’université (avec un effort appuyé pour les catégories les moins rémunérées) ;
  • à travail égal, salaire égal : primes et rémunérations doivent être équivalentes entre titulaires et contractuel.le.s ;
  • la fin des primes au « mérite » : classement de tous les personnels dans le groupe 1 du régime indemnitaire RIFSEEP, et conversion de la PEDR en CRCT.

Vaincre la précarité avec la CGT

La précarité affecte notre travail, et au-delà, notre vie. Que nous soyons titulaires, contractuel.le.s, biatss ou enseignant.e.s, la précarité nous empêche de mener à bien nos missions respectives, qui sont liées car inter-dépendantes.

Ces dernières années, et plus encore depuis la loi sur l’autonomie des universités (LRU) qui nous oblige à gérer la pénurie, le rythme de renouvellement des effectifs va en s’accroissant. Le recours à des contractuel.le.s, figure imposée par notre Ministère de tutelle, suit une courbe ascendante, tandis que les supports de poste permettant une titularisation suivent une courbe descendante. Paris 3 c’est plus d’un tiers de contractuel.le.s (près de 40 % d’après le dernier bilan social) et des atérisations massives au détriment de recrutements de MCF.

Pour les salarié.e.s, cette précarisation du travail est source d’insécurité, de stress, voire d’exclusion. Asseoir les personnels dans la précarité, c’est aussi les maintenir dans une zone de non-droit.

Il ne faut pas oublier que sans eux, l’université ne fonctionnerait pas.

La CGT de Paris 3, face à la dernière présidence, s’est engagée contre le protocole inique visant à ne pas renouveler les contractuel.le.s au bout de 2 ans de contrat [ce qui est juste extraordinaire lorsqu’on nous impose les manières managériales du privé où un CDI est signé au bout d’un an]. La CGT de Paris 3 a refusé de le co-signer à l’inverse des autres syndicats. Notre lutte dans ce combat a permis la suppression de ce protocole et la CDIsation pour nos collègues au bout de 6 ans.

De plus, nous assistons à un gel et une ATERisation de nombreux postes qui s’accélère depuis deux ans. Cette politique doit cesser. Les postes et les personnels ne doivent pas être une variable d’ajustement financière, car indispensables pour assurer nos missions de service public.

Nous continuerons à lutter pour une reconnaissance et la défense de tou.te.s nos collègues.

En tant qu’élu.e.s nous nous battrons sur une véritable résorption de la précarité et pour des créations de postes statutaires ; la CDIsation des collègues au renouvellement de leur contrat avant leur titularisation. Et… À travail égal, salaire égal : que les primes et rémunérations soient équivalentes entre titulaires et contractuel.les.

Nous revendiquons : une véritable résorption de la précarité par la création de postes de fonctionnaires.

Et nous exigeons la fin du gel ou d’ATERisation des postes.


La fin de la fusion et de notre COMUE. Quelle identité pour la Sorbonne nouvelle ? Quelles coopérations ?

Nous avons gagné, grâce à une importante mobilisation : le projet de fusion (Paris 3/5/7) a été abandonné.

Mais il faut rester vigilant. Ce projet porté par la présidence lors du mandat qui s’est achève en décembre est le parfait exemple de ce qui ne doit plus être. Un candidat et ses colistiers élus sur une ligne claire en 2014 : « La Sorbonne Nouvelle ne s’engagera pas sur la voie de la fusion  » ont rapidement renié cet engagement pour jeter l’université dans une course folle fusionniste, sans respecter le programme sur lequel ils avaient été élus, ni la volonté de la communauté universitaire, majoritairement opposée à ce projet.

L’actuelle présidence a alors contraint une partie du personnel de Paris 3 à travailler sur ce projet de fusion. Ce temps de travail a manqué cruellement à l’université. Ces orientations politiques ont empêché les acteurs de travailler sereinement et utilement pour l’établissement, ce qui a contribué à une détérioration des conditions de travail.

Les restructurations mises en avant depuis plus d’une décennie montrent aux yeux de tou.te.s ses limites. Ces mouvements ont entraîné une dégradation constante de nos conditions d’exécution des missions de service public. Dans un contexte d’austérité budgétaire générale, nous assistons à un désengagement de l’État du financement de l’ESR : la masse salariale désormais transférée aux établissements est sous-évaluée, les plafonds d’emplois contraints, tandis que les crédits sur projets se substituent aux crédits récurrents.

Nous sommes une université de SHS à taille humaine et telle est notre force dans l’espace universitaire parisien, francilien, national et international : une offre de formation novatrice, une recherche peu coûteuse en fonctionnement, mais bien évaluée par les organismes extérieurs.

Nous continuerons à nous opposer fermement aux partenariats forcés, imposés, aux restructurations arbitraires sans projet scientifique. La coopération universitaire doit s’opérer avec l’ensemble des acteurs pertinents.

Plus un sou dans la COMUE USPC dont on peut imaginer qu’elle vit ses derniers instants.


Arrivée à Picpus, à Condorcet et problématique des locaux

Le projet Picpus, qui aurait pu répondre à nos besoins en locaux, n’est pas viable en l’état. La surface proposée est insuffisante, avec une superficie utilisable pour nos activités d’enseignement, d’administration et de recherche quasi identique à la somme de nos locaux actuels, alors que le nombre de m² par étudiant.e de la Sorbonne Nouvelle est déjà parmi les plus faibles au niveau national. La CGT a à de nombreuses reprises attiré l’attention sur les multiples problèmes soulevés : manque de salles d’enseignement, bureaux trop exigus pour que les personnels puissent exercer leurs missions dans de bonnes conditions, absence de bureaux en nombre suffisant pour les enseignants et/ou chercheurs, peu ou pas de lieu d’accueil satisfaisant pour les étudiant.e.s…

Ce sombre diagnostic a été confirmé par l’audit mené au nom du CHSCT, dont les conclusions de juin 2017 rejoignent et amplifiaient les nôtres (insuffisance des espaces de travail dans les bureaux, mais aussi inquiétudes sur l’insonorisation, l’éclairage…). La prétendue simulation d’occupation des salles d’enseignement fournie ce printemps comportait des erreurs grossières (un diplôme important oublié, des salles inventées en Sorbonne). Étaient-elles volontaires ? La question se pose, puisque c’est uniquement grâce à elles qu’il a été possible de faire rentrer nos activités dans Picpus, au moins sur le papier ; et qu’interpellée à plusieurs reprises sur ces erreurs majeures, la Présidence n’a pas daigné répondre, et encore moins refaire sa copie.

Il est donc indispensable de demander au plus tôt des locaux complémentaires, ou au moins de garder nos différentes annexes (Monde Anglophone, ILPGA…). Attendre ne fera que rendre plus coûteuse la solution qu’il faudra bien trouver à un moment ou à un autre.

Le campus Picpus aurait pu être le “beau projet” que la Présidence et ses soutiens célèbrent à tout propos, si les restrictions imposées dans un premier temps par le Ministère du Budget avaient été renégociées, si les personnels avaient été consultés, si les multiples erreurs de conception avaient été corrigées lorsqu’elles étaient devenues manifestes, si l’objectif principal des responsables du projet avait été de se mettre au service de toute la communauté, et pas seulement de mettre en application leurs seules idées personnelles…

De même, le projet Condorcet est un dossier important mené dans le plus grand éloignement, les acteurs du dossier ne sont pas consultés, le choix du partenariat public / privé va grever le budget de l’établissement sur des décennies, sans que personne ne semble s’en émouvoir. Là encore, les erreurs passées risquent d’être découvertes trop tard, pour un lourd prix à payer.

En tant qu’élu.e.s, nous demandons :

  • des bureaux de tailles suffisantes pour travailler dans des conditions satisfaisantes. Pas d’ « open space » pour accueillir des étudiant.e.s ;
  • un nombre de salles d’enseignement suffisant pour dispenser nos formations sur des plages horaires décentes ;
  • une renégociation des surfaces de notre université ;
  • Une mise à plat du partenariat public / privé du campus Condorcet ;
  • Un accompagnement sérieux et humain des personnels dans ces déménagements.

    Déménagement de la DBU à Nation

L’année qui arrive va être marquée dans les bibliothèques encore plus que pour les autres collègues par le déménagement à Nation. En effet, il s’accompagne de l’intégration de la dizaine des autres bibliothèques de l’université.

Cette fusion va impliquer pour de nombreux collègues une nouvelle fiche de poste, des changements d’horaires (un questionnaire envisage une amplitude de 8-22h en semaine, un élargissement des horaires du samedi et le travail le dimanche), des modifications importantes des conditions de travail.

Être magasinier dans une bibliothèque de département où l’on connaît le fond n’est pas la même chose que d’exercer ce métier dans une grande bibliothèque ; et les retours de prêts se feront à Nation majoritairement par automate ce qui va aussi modifier le travail. Être responsable d’une petite bibliothèque n’est pas le même métier que d’être intégré dans une grosse équipe de DBU.

Pour les usagers, comment associer l’avantage du regroupement des fonds avec l’avantage qu’avaient ces petites structures où les personnels étaient experts de leurs domaines ?

Des solutions existent. Il faut cependant anticiper et préparer cette réorganisation en amont. Nous serons attentifs pour faire respecter les droits des collègues dans l’intérêt de notre service public.


Bibliothèques inter-universitaires Sainte-Barbe et Sainte-Geneviève

Le projet de fusion entre ces deux bibliothèques est en discussion depuis des mois. Il devrait marquer la fin du rattachement à Paris3. Les trois directions sont d’accord pour avancer vite, mais les tutelles ne semblent pas pressées. Les raisons de ce regroupement sont avant tout bureaucratiques ; d’un côté les BIU ne souhaitent plus de l’intervention de Paris 3 sur leur gestion et de l’autre, l’université ne veut plus de cette gestion et des problèmes spécifiques qui lui sont liés. C’est donc en toute logique qu’avant de parler projet, ils ont parlé statut juridique. On attend toujours une description des avantages de cette fusion pour les usagers et les collègues !

Nous exigeons, si cette fusion aboutit, qu’elle prenne la forme d’un établissement public. C’est possible ! Un établissement public a été créé pour le campus Condorcet par exemple.

Mais cette fusion est-elle la solution aux problèmes ? Que pourra-t-elle apporter ? Quel est le projet ? Les personnels concernés doivent être écoutés et entendus.

  • Travail dominical et extensions d’horaires

Le travail du dimanche a été mis en place cette année sur les périodes d’examen. Cela a été fait sans embauche. Les collègues sont payés en prime. Les titulaires sont payés sur la partie CIA du RIFSEEP, sans base juridique alors que cette prime ne peut servir à ces paiements.

Outre ce problème qui doit être réglé, nous revendiquons, si l’utilité de ces ouvertures supplémentaires est avérée, l’embauche des personnels nécessaires à ces extensions d’horaires. Sans ce type de mesure, cette ouverture pèsera sur les conditions de travail sur le long terme.


Non, la masse salariale de Paris 3 n’a pas explosé !

Depuis maintenant trois ans, la Présidence et la Direction générale des services nous expliquent qu’il faut ramener la masse salariale à Paris 3 à des niveaux ‘raisonnables’... l’affirmation a de quoi surprendre vu les restrictions subies ces dernières années. Les frais de personnel n’ont augmenté que de 9,5% en 6 ans, avec une inflation de 6,9% sur la même période, soit +2,5% d’augmentation en euros constants en tout —qui ne compensent sans doute même pas les multiples charges salariales dont l’État s’est défaussé et que l’Université a dû assumer. Pour le dire brutalement, alors que nos missions se sont multipliées, la masse salariale de l’Université est restée quasiment stable.

Non, nous ne sommes pas en déficit chronique

Depuis au moins quatre ans, chaque budget prévisionnel est présenté avec un déficit... Conséquence : postes gelés, budgets taillés jusqu’à l’os, personnels sacrifiant leur temps, leur énergie, leur santé (et leurs revenus, vu l’absence de primes) pour redresser un navire... qui va fort bien, merci, si l’on consulte les comptes de résultat : 1,6M de bénéfices en 2016 et presque 1M en 2017.

En réalité, nos dirigeants se sont constitués un joli bas de laine sur le dos des personnels pour payer le déménagement à Nation.

Le projet Nation, ce « beau projet », aboutit à faire déménager dans des locaux trop petits et inadaptés pour certains, une université ruinée et qui restera au bord de la faillite pour plusieurs années encore. Il est encore temps de faire machine arrière : refusons de payer le déménagement !

L’université ne doit pas financer sur ressources propres son arrivée sur le site au détriment d’autres dépenses nécessaires à son bon fonctionnement et à l’accomplissement de ses missions de service public. Les arbitrages, s’ils doivent avoir lieu, doivent être décidées par la communauté et non par des groupes de pilotage restreints.

Les dotations de l’État doivent servir à assurer nos missions de service public dans de bonnes conditions, et non à financer des opérations exceptionnelles que nos tutelles devraient prendre en charge. Les personnels de Paris 3 et les étudiant-e-s ne doivent pas faire les frais du manque de courage de nos dirigeants face aux exigences du Ministère du Budget.

Exigeons des candidats à la présidence qu’ils s’engagent à débloquer au profit de notre fonctionnement les sommes gelées pour le déménagement et à refuser de financer celui-ci.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition