La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Syndicat CGT FERC Sup
Sorbonne Université

vendredi 4 mai 2018

La démocratie selon la direction de l’université

Bonjour,
Hier matin jeudi 3 mai, les étudiants mobilisés ont fait un blocage du campus Jussieu pour alerter les étudiants et les personnels des dangers de la loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants).

Le campus est resté bloqué 1h30 environ. Cela a permis de discuter avec des collègues et de les informer.

Parallèlement, les campus de lettres, Malesherbes et Clignancourt particulièrement, sont occupés par des étudiants mobilisés dans le même objectif de permettre à la communauté de réfléchir, discuter et débattre autour de cette loi.
La loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE) acte le manque des moyens des universités, la diminution du nombre d’enseignants chercheurs alors que les besoins croissent avec l’augmentation du nombre de bacheliers (baby-boom des années 2000).
Plutôt que de créer des places à l’université, le gouvernement choisit de limiter voire de diminuer les capacités d’accueil de nos établissements en sélectionnant. Le résultat sera la mise à l’écart du service public d’enseignement supérieur des jeunes issus des couches populaires, des jeunes des bacs professionnels et techniques.

Pendant ce temps, le président répond à une demande expresse des élus Bouge ta fac, en envoyant aux étudiants une consultation électronique sur la poursuite ou non des blocages et non sur l’accès de tous les bacheliers au service public d’enseignement supérieur.

La CGT dénonce fermement cette initiative, qui n’a d’autre objectif que d’éviter le débat démocratique.

Nous constatons depuis le début du mouvement de contestation contre la loi ORE, que l’université refuse aux étudiants et aux personnels la possibilité de débattre de cette loi et son application :

  • par l’absence de réponse à nos questions dans les instances de l’université concernant les modalités précises d’application de ParcourSup à Sorbonne Université ;
  • par le refus d’attribuer des salles pour tenir des assemblées générales sur certains sites ;
  • par la fermeture administrative de plusieurs sites sous le prétexte de "raisons de sécurité" - alors que les occupations de sites par les étudiants mobilisés se sont toujours déroulées dans le calme.

Nous tenons à rappeler que l’université doit rester un lieu de débats, de dialogue et d’échanges où les points de vue doivent pouvoir se confronter, y compris sur les sujets et les réformes qui préfigurent son avenir.

La présidence prend le risque d’attiser les tensions entre les étudiants dont certains se sentent déjà pousser des ailes, comme on a pu le voir lundi au centre Clignancourt et jeudi à Malesherbes, où certains éléments ont sorti des barres de fer pour agresser les étudiants mobilisés.

Les décisions prises par les présidents des universités de Nanterre, de Paris 1, de Censier, de Lyon 2... de faire évacuer par la police les étudiants mobilisés contre la loi ORE, sont contraires de l’esprit d’ouverture et de dialogue qui doit diriger les universités françaises.

Nous mettons en garde le président sur l’utilisation du résultat du vote électronique pour légitimer une répression sur le mouvement en évacuant les centres occupés par les forces de police.

Le Président de l’université doit favoriser le débat démocratique par l’ouverture des amphis pour que des assemblées générales se tiennent.

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