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Le budget 2018 rejeté par deux fois par le Conseil d’Administration

mardi 16 janvier 2018

Le Conseil d’Administration, pourtant jusqu’alors largement acquis au président, a rejeté par deux fois le budget prévisionnel 2018, déficitaire : une première fois, le 15 décembre 2017, par 21 voix contre, 7 pour et 1 abstention et une seconde fois, le 15 janvier 2018, par 17 voix contre, 9 pour et 3 abstentions. Le 6 janvier, François Mairesse, vice-président a annoncé par courriel sa démission de son poste de Vice-Président Finances et de conseiller du CA. Dans le même temps, le DGS, Thomas Lepage, a annoncé qu’il partait début mars en formation pour 6 mois suite à la réussite d’un concours et il est prévu qu’il ne revienne pas.

Le CA s’est vu présenter deux fois le même projet de budget prévisionnel 2018 en déficit global d’environ 3 millions d’euros. Cette présentation déficitaire aurait été acceptée par le rectorat car le compte financier qui doit être soumis au vote en mars serait excédentaire. Mais il a été annoncé aux conseillers que la marge d’erreur pourrait être de plusieurs millions d’euros !

C’est donc le flou le plus total. Comment de telles approximations peuvent être annoncées ?

Par exemple, le coût annoncé du déménagement à Nation est de 8 millions d’euros. Selon les documents ou les interventions, il est dit que l’argent serait soit dans nos réserves, soit au contraire à prendre sur un budget de fonctionnement qui est de 15 millions d’euros par an. La dernière option n’est évidemment pas réaliste : financer l’installation sur ses propres deniers sans remettre en cause une bonne partie des missions de l’université n’est pas envisageable.

Malgré tous ces flous et toutes ces interrogations sur la situation budgétaire réelle, les coupes budgétaires envisagées se reportent uniquement sur les personnels à savoir transformer des postes d’enseignants chercheurs titulaires en Attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) ou contractualiser des postes de BIATSS.

Côté primes BIATSS, les hausses promises depuis plusieurs mois maintenant, dont le montant était déjà insuffisant, n’étaient budgétées qu’à 50% pour cette année. Il est pourtant urgent que la politique salariale de l’université soit revue sensiblement à la hausse.

La loi impose à l’université de voter un budget avant fin février et il est probable que des délais supplémentaires seront accordés. En attendant, l’université continuera à fonctionner comme avant.

En interne, le syndicat CGT FERC Sup – Paris 3 s’étonne que ces votes de défiance à répétition restent lettre morte, balayés juste d’un revers de manche.

Le syndicat CGT FERC Sup – Paris 3 revendique, comme pour les autres universités, une hausse de la dotation publique.

Communication de la CGT FERC Sup – Paris 3 du 16 janvier 2018

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