La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Non à la fusion

mardi 20 juin 2017

Le président de Paris 3 a annoncé la démission du Conseil d’administration au printemps 2018 afin de respecter les engagements sur lesquels lui et ses co-listier.ère.s se sont fait élire : l’université ne s’engagera pas sur la voie de la fusion.

Arrêtons la procrastination.

Des élections doivent être organisées au plus tôt, dès la prochaine rentrée universitaire, afin de permettre un véritable débat sur le devenir de notre université.

A Paris 3, le président affirme engager des discussions avec nos partenaires alors qu’il œuvre en réalité activement et exclusivement à la fusion des universités P3, P5 et P7, entraînant avec lui des pans entiers de l’université à travailler sur ces thématiques, au détriment, souvent, des missions de service public de notre établissement. Ces groupes de travail ne travaillent pas sur diverses options, le seul scénario envisagé étant la fusion des 3 universités. De plus, dans ces groupes, la voix de Paris 3 est bien peu perceptible. Ce projet n’est pas le projet de notre université, qui n’est qu’un partenaire subalterne dans cette fusion d’universités. C’est d’abord et avant tout un projet de fusion de deux grandes universités de recherche biomédicale. Ce projet de fusion n’est pas le nôtre et il ne le sera jamais. Des projets alternatifs existent, bien que la présidence martèle l’inverse.

Le meilleur projet alternatif ? Une université Paris 3 autonome, solidement structurée face aux mille-feuilles administratifs, biomédicaux ou par site, actuellement proposés.

Paris 3 fait partie de la COMUE USPC comme le prévoit la loi. Toutefois, RIEN ne nous impose de fusionner. Au sein de la COMUE peuvent coexister des universités en partenariat. Ne nous en privons pas !

Alors qu’une partie du personnel de Paris 3 travaille sur le projet de fusion, l’université manque cruellement de moyens, les dysfonctionnements s’aggravent, dysfonctionnements que l’on utilise dans un deuxième temps pour justifier la fusion. Le budget est « redescendu » à la fin du 4ème mois de l’année civile 2017 et n’est pas encore pleinement opérationnel à présent (juin)… La messagerie institutionnelle coince régulièrement, la migration sur gmail a été engagée à la va-vite, sans concertation, en lieu et place d’un soutien et d’une stabilisation des services de la DSIC en charge de la messagerie.

Entre septembre et décembre 2016, les collègues ont été invités à réfléchir dans des groupes de travail au devenir de l’établissement et sur la possibilité de différenciation (fusion ou pas). Pas une ligne n’en est remontée pour la feuille de route présentée en décembre ! Contrairement à ce qui a pu être dit, un seul scénario est proposé : la fusion des 3 universités… que les personnels de P3, dans leur grande majorité, rejettent (voir les consultations, les votes du Comité Technique et du Conseil Académique en décembre dernier ; la motion du Conseil Académique de janvier 2017 demandant l’organisation d’élections au plus vite). Pour la constitution des groupes thématiques mis en place dernièrement et ne travaillant que sur le scénario de la fusion, la présidence a eu visiblement du mal à trouver des volontaires et a dû « impliquer » des agents.

STOP !

Les moyens et services de cette université doivent être au mis au service de nos missions de service public en premier lieu. Le reste est une perte de temps qui coûte cher, affaiblit l’université et la désorganise.

Si les moyens gaspillés avaient été utilisés pour la mise en place du budget 2017, la messagerie et plus généralement le bon fonctionnement des services, nous n’en serions pas là.

TOUT CECI N’A AUCUN SENS et nuit gravement au fonctionnement de notre établissement à tous les niveaux : formation, recherche, procédures administratives, suivi des étudiants. L’université doit se recentrer sur ses missions fondamentales : l’enseignement et la recherche, et abandonner ce jeu de construction artificiel d’une super structure bancale, néfaste et au coût exorbitant.

Il est temps que tout ceci cesse.

La fusion fragilise Paris 3, arrêtons ce processus.

Des élections pour Paris 3 au plus tôt !

Débattons sur l’avenir de notre université et décidons-en !

Communication de la FERC SUP CGT – Paris 3 du 19 juin 2017

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