La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Syndicat CGT FERC Sup
Grenoble - UGA - G-INP

dimanche 12 mars 2017

Plan de retour à l’équilibre ou plan de suppressions de postes ?

Quand la présidence veut appliquer des mesures fillonistes

Avec le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies, chacun des ex-établissements a sauté à pieds joints dans un piège que nous avions largement dénoncé. De même pour la fusion de nos établissements, nous annoncions déjà la machine à broyer les personnels et les difficultés à venir.

Le piège de la non compensation du GVT se referme sur nos « gouvernants ». Mais bien que contribuant pour environ la moitié au déficit de la nouvelle UGA le diagnostic fait par la présidence est-il complet ? Tous les éléments ont-ils été présentés ?

Lors de l’avant dernier conseil d’administration, les conseillers découvraient qu’un bâtiment pourtant terminé depuis plusieurs années (IBS2) avait vu le budget de sa construction dépasser son montant initial de plus de 1,6M€, 600 000 € étant à la charge de la nouvelle UGA.

D’autres éléments contribuent aussi à ce déficit :

  • le coût de la fusion et de l’Idex, tant en terme de coût financier qu’en terme de moyens humains. Concernant l’Idex, ce coût n’est pas encore été précisément évalué par la présidence malgré nos demandes.
  • la situation financière de Floralis, filiale de valorisation de l’ex-UJF/UGA, au capital négatif de 3,5 M€ dont l’UGA est totalement solidairement redevable : elle est donc susceptible de devoir fournir à sa filiale ces 3,5 M€ à tout moment,
  • les « dépenses de standings », frais de bouches, et coût des opérations promotionnelles pour « vendre » la « marque » UGA (« C’est Party », revue sur papier glacé,...),

L’héritage du plan de redressement déjà effectif à l’ex-UJF et la ponction de 10 M€ en 2015 des budgets des ex-UPMF et ex-Stendhal n’ont pas permis à l’UGA d’échapper bien longtemps à un nouveau plan de redressement.

Sans amoindrir la responsabilité des responsables ministériels successifs, l’UGA, comme toute entreprise qui refuse un diagnostic de fond sur son fonctionnement, s’apprête à utiliser les personnels comme variable d’ajustement comptable et quasi-unique afin de combler ce déficit.

Nous estimons qu’il est inadmissible de mettre en application des mesures fillonistes de « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». Nous estimons qu’il est inadmissible de demander encore des efforts supplémentaires d’ores et déjà menés depuis plusieurs années par les services, les composantes et les équipes pédagogiques ou de recherches.

Comme l’ont malheureusement montré les conclusions du rapport Emergences sur le processus de fusion, les collectifs/équipes de travail sont touchés. Ces nouvelles économies de personnels auront nécessairement des conséquences négatives sur les conditions de travail, et sur nos capacités à assurer un service public de recherche et de formation de qualité.

Les efforts demandés doivent être collectifs, et transparents. Il est inadmissible qu’encore une fois, après les fusions et réorganisations successives, les conditions de travail des personnels soient à nouveau dégradées, au nom de la poursuite d’un idéal d’« excellence » qui ne profite qu’à quelques uns.

  • Nous exigeons une commission permettant l’examen de l’ensemble des dépenses de l’Université, qu’à l’heure actuelle la présidence nous refuse.
  • Si la PEDR est revue, les montants des maîtres de conférences et des professeurs d’université doivent être alignés.
  • La prime PCA des vices-président·e·s doit être revue à la baisse.
  • Toute la transparence doit être faite sur les régimes indemnitaires. Les négociations à venir sur le régime indemnitaire doivent tenir compte de la profonde inégalité actuelle entre les différentes catégories (facteur de 8 entre un personnel titulaire de catégorie C et le personnel d’encadrement). Les primes statutaires les plus faibles peuvent être augmentées en revoyant à la baisse certaines primes liées à la fonction des personnels d’encadrement.
  • Nous refusons les gels de poste, autre nom des suppressions d’emplois. La présidence doit assumer la responsabilité de toute baisse des moyens attribués aux formations. Il n’est pas acceptable que cette baisse de moyens pèse sur les personnels, et aboutissent à des arrangements locaux mettant à mal leur statut.
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