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Besançon • Dix-sept étudiant.e.s libéré.e.s et deux autres maintenus en garde à vue

mercredi 15 février 2017

Rassemblement devant le commissariat à partir de 8h00
AG amphi Donzelot 12h00-13h30


Face à la vaste campagne de désinformation qui se déploie depuis le 14 février de la part de la présidence de l’UFC, nous réaffirmons que :

  • non, il n’y a pas eu de violence, ni physique ni psychologique de la part des étudiant.e.s militant.e.s qui ont investi le CA pour demander le report du vote instaurant la sélection à l’entrée du master ;
  • il y a eu des violences policières totalement disproportionnées ;

De plus, nous dénonçons des comportements outranciers (injures, menaces physiques), notamment de la part du directeur de l’UFR SLHS, élu au CA sur une liste « d’opposition », qui à présent soutient le président de manière inconditionnelle. Un tel comportement est indigne et foule au pied les principes mêmes de l’Université.

Mercredi, vers 16h30, 16 étudiant.e.s sont sorti.e.s du commissariat, exténué.e.s mais toujours déterminé.e.s. Certain.e.s avaient des commotions encore visibles suite à la façon dont ils.elles ont été empoigné.e.s, parfois frappé.e.s, et menotté.e.s.

Deux étudiants sont maintenus en garde à vue pour, peut-être, vingt-quatre heures supplémentaires. Ces étudiants sont connus pour leur investissement militant au service de la communauté universitaire. L’un des deux, élu de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s au CA, par ses interventions pertinentes et argumentées, met souvent le président en difficulté.

Nous ferons le point plus tard sur les charges retenues (« rébellion » ?). Elles sont toutes dénuées de fondement.

Nous exprimons notre solidarité auprès des personnels de la Maison de l’Université qui ont vécu trois interventions policières, qui sont facteurs de stress et de gêne, sur leur lieu de travail en quatre mois.

Contre l’escalade dans la répression de l’action militante, l’intersyndicale FERC Sup CGT, SNPREES FO, FSU, SUD Éducation, AMEB Solidaires Etudiant.e.s et UNEF appelle à

  • se rassembler devant le commissariat, avenue de la gare d’eau, à partir de 8h00 ;
  • une assemblée générale pour informer et définir les actions à mener : jeudi 16 février, 12h00-13h30 amphi Donzelot, UFR SLHS, 30 rue Mégevand.

Et demande la libération immédiate des deux étudiants en garde à vue ainsi que l’abandon de toute charge judiciaire et/ou sanction universitaire contre les étudiant.e.s interpellé.e.s.

► Communiqué intersyndical du 14 février 2017 • Manifestation pacifique violemment réprimée à la demande du président de l’université

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