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Communiqué de soutien à Jean-Luc : n’acceptons pas l’injustice de ce jugement !

mardi 12 juillet 2016

Message du comité de soutien à Jean-Luc

Le 8 juillet 2016 à 13h30, nous, proches, camarades, étudiant.e.s, et personnels de l’enseignement supérieur, avons assisté au rendu du verdict du procès de Lluc Valverde, étudiant en études théâtrales à Paris 3 - Sorbonne nouvelle. Il était accusé à tort de « violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité, de violence aggravée par deux circonstances suivie d’incapacité supérieure à 8 jours, de rébellion ». Plus concrètement, il était donc accusé d’avoir lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre et un pavé qui a touché une jeune femme, ainsi que de s’être rebellé pendant son interpellation. Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et à indemniser les Parties Civiles à hauteur de 11 100 euros – la plus grande partie de cette somme étant à destination de l’étudiante blessée. Le Procureur, lors du procès du 5 juillet 2016, avait demandé 8 mois avec sursis. La peine prononcée aujourd’hui va donc au-delà de cette première demande, déjà disproportionnée.

Il est évident que nous assistons ici à un procès politique et non à l’exercice d’une justice indépendante. La défense avait relevé les incohérences entre le PV des policiers qui ont interpelé Lluc et le PV d’ambiance établi par la police présente sur place : les heures ne concordent pas, les vidéos de surveillance sont devenues mystérieusement inexploitables, etc.

La réalité est la suivante : Lluc prenait des photos des affrontements lorsqu’il a été interpelé violemment. Il a ensuite enduré une garde à vue violente suivi d’une mise en dépôt, totalisant 60 heures. De plus, il n’a reçu que des soins minimes alors qu’on venait notamment de lui casser la main, le nez et une côte. Cette interpellation a eu pour conséquence 21 jours d’incapacité totale de travail, en plus de la violence psychologique que cela suppose. Et c’est pourtant Lluc qui doit indemniser ses agresseurs !

Cela nous conforte dans l’idée que ce procès est purement arbitraire : Lluc a été interpelé et finalement condamné pour des faits de violence qu’il n’a jamais commis. Personne n’est capable de le reconnaître. Les policiers sont restés vagues : ils se sont uniquement appuyés sur une tenue vestimentaire (jean bleu et veste en cuir marron) et un « type européen ». L’étudiante blessée, quant à elle, a formellement nié reconnaître Lluc.

Cette décision de justice est un véritable acte de répression policière et judiciaire motivé par une volonté politique. Le gouvernement, sous couvert d’état d’urgence, cherche à étouffer tout mouvement de contestation en criminalisant les manifestant.e.s.

Lluc a fait appel de cette décision. Nous appelons à le soutenir moralement et financièrement : un comité de soutien a été créé, une caisse de solidarité pour sa famille a été ouverte.

Plus que jamais, restons uni.e.s dans les luttes et contre ce pouvoir répressif !

Caisse de solidarité  : « Soutenons Lluc et sa famille »

Page Facebook : « Comité de soutien à Lluc »

E-Mail : comite-soutien-lluc@outlook.fr

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