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Lettre d’info de la FERC Sup CGT Lille1

dimanche 12 juin 2016

La CGT - Lille1 vous informe rapidement sur quelques points importants de l’actualité de l’Université - Lille1 mais aussi du mouvement social en France.


1- Bilan de la votation citoyenne à Lille1 (initiative CGT-FSU)

Nombre de votants sur Lille1 : 267

Pour le retrait de la loi travail :
Pour : 243 => 91.7%
Contre : 22 =>8.3%
NPPV : 2

Pour des droits nouveaux pour les salarié-e-s, les jeunes, les privé-e-s d’emplois et les retraité-e-s :
Pour : 247 => 96.9%
Contre : 8 =>3.1%
NPPV : 12

Merci à tous les collègues qui ont participé à cette opération et qui ont discuté avec les camarades qui animaient les quatre urnes déployées sur le campus. C’est la preuve que si nombre d’entre nous ne peuvent pas se mobiliser activement contre cette loi, nous sommes nombreux à avoir fait l’analyse qu’elle marque un recul des droits des travailleurs alors qu’il faudrait au contraire avancer pour garantir des droits nouveaux dignes du XXIè siècle...

2- Les matchs de l’Euro 2016 au Grand Stade et l’Université - Lille1 : Dans un courrier du 3 juin 2016 (cf. PJ) La CGT - Lille1 a proposé à la présidence de libérer les travailleurs et les étudiants de l’Université - Lille1 en amont de l’événement les 15 juin, 22 juin et 1er juillet afin de ne pas les exposer inutilement à des dangers ou à des difficultés liées à l’importance et à la nature des 50 000 personnes qui vont traverser le campus. Il s’agissait de libérer les travailleurs à 12h le 15 juin, et à 15h les mercredi 22 juin et vendredi 1er juillet. Le Président Jean-Christophe Camart a retenu notre proposition en nous répondant :

"Après avoir consulté la Direction Générale des Services, et compte tenu du caractère exceptionnel de la gêne occasionnée à nos personnels, je souhaite donner une suite favorable à votre demande. Une note sera diffusée dans les meilleurs délais."

3- La fusion à marche forcée a repris de plus belle : En réunissant les trois Comités Techniques des trois universités Lille1,2,3 les 10 juin et 22 juin 2016, et les trois Conseils d’Administration le 30 juin prochain, afin d’adopter des dispositions qui n’ont fait l’objet d’aucune consultation / discussion / négociation en amont avec les organisations de travailleurs de ces universités, les directions prennent un très gros risque ! Ce refus de négocier et cette volonté d’avancer dans l’opacité la plus complète, en dépit des propositions répétées des organisations de travailleurs, devra être mis à la charge des employeurs si jamais, comme on peut le craindre, la souffrance induite par la fusion ne finisse par conduite à un drame (faute inexcusable).

De plus, nous rappelons que les organisations syndicales des trois universités demande depuis plusieurs mois, en vain, la réunion des trois CHSCT afin de poser la question des conditions de travail mais aussi pour prendre les dispositions visant à évaluer les risques nouveaux issus de cette fusion. Seules des réponses dilatoires ont été apportées jusqu’ici. Le procès-verbal du Conseil d’Administration du 29 janvier 2016 précise ainsi : "Jean-Marc NICOLAS (FSU-CGT) demande s’il est prévu de réunir un CHSCT commun aux trois établissements, dans le cadre d’une expertise concernant les conditions de travail liées à la fusion. Est-il également envisagé d’ouvrir des négociations avec les organisations syndicales sur les salaires, les conditions de travail, le temps de travail, la politique indemnitaire, la politique liée aux personnels contractuels ? S’interroge-t-il. Le Président répond qu’il ne peut que noter cette intervention, ne pouvant s’engager au-delà de son propre mandat. Il est clair que les présidents actuels sont d’accord pour réunir un CHSCT commun aux trois universités, mais cela sera porté par les trois nouvelles équipes en place. Il lui semble par ailleurs très important qu’un dialogue social s’instaure, même s’il ne peut, là aussi, s’engager." Enfin, nous avons constaté en Comité Technique que des organigrammes de service de l’établissement fusionné sont construits et soumis en toute urgence pour adoption, alors que les cadres qui doivent les concevoir n’ont pas encore été nommé. Il semble plus urgent de décider du nombre de généraux qui composeront l’armée mexicaine plutôt que de garantir les droits des travailleurs. Pour l’instant, seule une hypothétique "garantie est apportée du maintien de l’ensemble des dispositions constituant l’environnement social du poste de travail actuel de l’agent". (Charte de l’accompagnement des personnels BIATSS, Comité Stratégique, 9 juin 2016). L’alignement par le haut aura fait long feu !!

Dans le même temps, des initiatives sans aucune consultation de l’instance réglementaire qu’est le CHSCT ont été initiées ici et là, par exemple à l’UFR de Physique autour des Risques Psycho-Sociaux. Alors même que de nouvelles suppressions de postes, à l’UFR de physique comme ailleurs, continuent d’augmenter la charge de travail et la précarité.

Peut-être les nouvelles directions déciderons-t-elles de rompre avec cette politique et se déciderons enfin à rencontrer les organisations syndicales. Pour peser en ce sens, la CGT - Lille1 proposera aux travailleurs des initiatives afin de contraindre nos directions à écouter les revendications et les propositions des travailleurs avant la fusion.

4- Manifestation monstre contre la loi Travail le mardi 14 juin  ! Dans un communiqué, la CGT écrit :

1.300.000 manifestants :
le gouvernement est-il aveugle et sourd ?

1.300.000 manifestants aujourd’hui dans tout le pays, plus de 4 heures avant que les derniers manifestants parisiens quittent la place d’Italie, des délégations de syndicats européens présentes en nombre, arrêt total de la production dans certaines entreprises, des sites d’ordures ménagères bloqués, des centaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi recueillies aujourd’hui… Qui a parlé d’essoufflement ?

Ce sont des centaines de milliers de salarié-e-s, privé-e-s d’emplois, retraité-e-s et étudiant-e-s qui, depuis trois mois, luttent pour exiger le retrait du projet de loi travail et pour l’ouverture de véritables négociations pour gagner des droits nouveaux.

Après les pétitions, les manifestations, les grèves (pour certaines reconductibles) et les occupations de lieu de travail, le rejet de cette loi demeure profondément ancré chez les salariés.

Forte de cette nouvelle mobilisation, la délégation qui rencontrera la Ministre du Travail vendredi 17 juin portera l’exigence du retrait ; les points majeurs du blocage étant a minima les 5 articles qui constituent l’ossature du texte.
La CGT portera également nos propositions pour un code du travail du 21ème siècle, porteur de progrès social.

Sur les accusations inacceptables qu’on nous fait :

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive. En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations ont su créer et mettre en oeuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport. La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police. Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois. Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.
Plus que jamais, la CGT - Lille1, avec toute la CGT et les travailleurs,
lutte, propose et négocie
pour que les droits des travailleurs soient respectés
et pour gagner de nouveaux droits.
Rejoignez-nous en vous syndiquant à la CGT !

Salutations syndicales,

Le bureau de la CGT -Lille1

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : (33) 01.55.827.628 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Mél : ferc-sup@ferc.cgt.fr