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Grève des contractuel-le-s étudiant-e-s de la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations

vendredi 13 mai 2016

Les contractuels étudiants de la BULAC sont en lutte pour être considérés comme des agents contractuels comme les autres et non plus comme des vacataires. En particulier ils ne veulent plus avoir à rattraper les heures non travaillées des jours fériés et quand ils tombent malades.
Leur mouvement a le soutien des 2 syndicats de la BULAC : CGT FERC Sup et SNASUB-FSU.
A noter que les titulaires font grève en solidarité avec les contractuels étudiants et permettent ainsi que la journée de grève du samedi 14 mai soit un succès complet : la bibliothèque est fermée.

La CGT BULAC le 13 mai 2016

Message d’un étudiant contractuel gréviste

la bibliothèque où je travaille, la Bibliothèque universitaires des langues et civilisations (la BULAC, faisant partie des plus grandes bibliothèques parisiennes), sera fermée demain (samedi 14 mai 2016) pour cause de grève des contractuel-l-es étudiant-e-s.

Depuis plusieurs mois, ces dernier-e-s, qui représentent 20% des effectifs de la bibliothèque, et assurent 45% de son service public, sont engagé-e-s dans un mouvement de revendication de leurs droits sociaux les plus basiques :

  • Reconnaissance du statut de contractuel-le-s, là où la direction joue systématiquement sur la soi-disante ambiguïté juridique entre situation de vacataires et celle de contractuel-l-es, là où, pourtant, nous sommes recruté-e-s sur contrat d’un an (renouvelable deux fois, faisant que la majorité des contractuel-le-s étudiants restent trois ans dans la bibliothèque) et que nos emplois du temps sont fixes et prévus six mois à l’avance.
  • Droit aux arrêts maladie et aux jours fériés non rattrapés, alors que la bibliothèque impose aux étudiant-e-s de rattraper les heures ratées même en cas de blessure/maladie grave. Ainsi tel étudiant a dû rattraper trente heures de service public suite à maladie, telle autre a dû prévoir 45 heures de travail supplémentaires suite à une immobilisation consécutive à une entorse du genou. Ces droits nous sont niés, alors même que nous cotisons, comme tous les salarié-e-s de la fonction publique, à l’URSSAF.

Vous le voyez, ces revendications sont tout à fait basiques. Nous ne demandons rien d’autre que l’application du droit du travail le plus élémentaire.
Nous n’ignorons pas, cependant, que notre situation s’inscrit dans le cadre plus global de la fréquente illégalité de l’Enseignement supérieur vis à vis du droit ainsi que de la précarisation de la fonction publique et du monde salarial de manière plus générale, comme le prouve l’actualité politique et sociale la plus récente.
Nous appelons alors à votre soutien, par l’ensemble des canaux qui vous sembleraient opportuns : médiatisation sur vos réseaux et organes militants, participation à la réunion d’information des contractuel-l-es la semaine prochaine (date à confirmer) ainsi que toute autre forme de soutien possible. Nous visons notamment à étendre notre mouvement à l’ensemble des bibliothèques universitaires parisiennes, où la condition des "moniteurs étudiants" est parfois pire que la nôtre (salaires versées plusieurs mois en retard, pas de congés payés etc.) dans un contexte où le MESR, à travers le plan Bibliothèques Ouvertes, cherche à instaurer le travail dominical par le biais de l’emploi étudiant.

En vous remerciant infiniment, solidairement,

un contractuel étudiant à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC).

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