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Fusion P4-P6

NON A LA FUSION

mercredi 23 mars 2016

Transparence, clarté, explication, font partie de nos engagements envers vous.

Voici donc une synthèse claire de la situation actuelle de Paris-Sorbonne, avec la réélection de M. Jobert.

La présidence défend le projet d’une fusion des établissements pour ne former qu’une seule université de droit commun.

- Discours officiel :

L’objectif d’une fusion est de construire une université nouvelle, ouverte sur le monde, enrichie par sa diversité, sa pluridisciplinarité, ses interactions, ses synergie. L’établissement offrira ainsi une visibilité et une attractivité accrues, développera des formations complémentaires et adaptées aux métiers du futur.
Stratégiquement elle constitue un engagement pour une université pluridisciplinaire, rassemblant les compétences et s’ouvrant largement sur le monde. La visibilité internationale n’est pas une option. C’est la condition pour continuer d’attirer étudiants, chercheurs et enseignant-chercheurs dans l’avenir. Le pari stratégique qui est fait à travers la fusion est de brasser les cultures, décloisonner les disciplines et permettre de promouvoir une diversité thématique en s’appuyant sur les champs les plus visibles pour stimuler l’émergence et favoriser une véritable transdisciplinarité. Renforcer l’impact des sciences humaines et sociales fait partie des objectifs stratégiques de la fusion des universités. C’est enfin l’opportunité d’asseoir un interlocuteur de premier plan dans les interactions avec les pouvoirs publics et les acteurs socio-économiques.

- Réalité dans les faits :

Université Aix-Marseille

70% des BIATSS constate la dégradation de leurs conditions de travail suite à la fusion, et, dans la même proportion, ne se sentent pas reconnus dans l’établissement. L’entretien professionnel est perçu comme encore plus injuste et très arbitraire depuis la fusion.

Université de Bordeaux

Un budget en baisse de 10 % et le gel de 55 postes, des amphis surchargés à 150 % et des services scolarité réduits à peau de chagrin. L’Université de Bordeaux a en effet décidé de limiter la capacité d’accueil en première année pour certaines filières très convoitées : psycho, socio, sports (Staps), mathématiques appliquées aux sciences sociales et professions de santé. Concrètement, les futurs bacheliers qui passeront cette année par la procédure d’admission post-bac pourront - ou non - s’inscrire en fonction du nombre de places.

La rentrée s’effectue dans une certaine désorganisation qui aggrave la charge de travail des personnels, notamment dans les services de la scolarité (la réduction du budget a empêché le recrutement des personnels nécessaires...). Cela désoriente les étudiants et les stagiaires, dont le début d’année est souvent bien difficile.
La centralisation grandissante de bien des procédures (par exemple au niveau financier) signifie la progression de la mise sous tutelle de l’établissement et fait peser des menaces sur le maintien des services, surtout dans les antennes.

La baisse budgétaire (on parle déjà d’une nouvelle réduction pour le nouvel exercice après la baisse de l’an passé) ne permet déjà plus de procéder à l’entretien de certains éléments du patrimoine de l’ESPE, en dépit des efforts des personnels. Le budget de l’ESPE est-il destiné à baisser chaque année, avec d’inévitables conséquences sur les conditions de travail et d’étude, sur la titularisation des personnels contractuels, sur la qualité de la formation des maîtres ?

Université de Strasbourg

Le personnel BIATSS n’arrive plus à faire face à la surcharge de travail. Les arrêts maladie ont doublé. Deux tentatives de suicide ont été avérées. Les vacataires et contractuels n’ont pas été payés depuis trois ou six mois.

Le budget parle de lui-même, le fonds de roulement a baissé de manière drastique et dramatique, on est passé de 77 millions d’euros à 26, soit 51 millions d’euros de moins en trois ans. La fusion des universités s’est révélée extrêmement coûteuse...

Université de Lorraine

Le fonctionnement des services est de plus en plus inhumain en instaurant au sein des établissements des relations destructrices de contrôle et de concurrence entre les personnels. Un effet direct depuis la fusion, la mise en place de la pointeuse numérique Agatte, outil de gestion du temps de travail des personnels BIATSS de l’université de Lorraine.

L’expérience des établissements ayant déjà fusionné ou procédé à des restructurations de grande ampleur (notamment Strasbourg, Aix-Marseille, Bordeaux et Lorraine) prouve de manière flagrante que, loin d’être une source d’économies d’échelle, ces regroupements ont toujours un coût important. Sans engagement ferme de l’État à accompagner le processus par des moyens financiers et par des postes, un tel projet risque en fait de représenter une charge et un surcoût aggravant les conditions budgétaires déjà extrêmement difficiles des établissements ; à ce propos, il est significatif que le projet SU ne comporte aucun engagement de résorption de la précarité.

LA CGT EST CONTRE LA FUSION ET POUR UNE UNIVERSITE DEMOCRATIQUE, RESPECTUEUSE DE SON PERSONNEL ET DE SES ETUDIANTS.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : 01 55 82 76 28 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Couriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr