La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Accueil > Vie des syndicats > Île de France > Université Paris 3 • Sorbonne nouvelle > Pour en finir avec la culture de la précarisation et la fragilisation des (...)

Pour en finir avec la culture de la précarisation et la fragilisation des personnels à l’Université

lundi 16 février 2015

La FERC SUP CGT dénonce la politique de précarisation subie par une partie des personnels de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et demande que la Direction change de politique vis à vis de nos collègues administratif-ve-s contractuel-le-s. D’après le dernier bilan social, en 2013, 33% des collègues BIATSS étaient en CDD, et 4,5% en CDI, soit 37,5% de non titulaires au total.

Les collègues en poste sur des missions pérennes doivent se voir proposer des Contrats à Durée Indéterminée en lieu et place de leur contrat actuel d’un an, reconductible d’année en année et ce dès leur quatrième année dans l’université.
C’est le cas dans d’autres établissements d’enseignement supérieur (notamment récemment l’Université de Poitiers) qui se sont engagés sur la voie de la CDIsation pour les collègues de catégories B et C en fonction depuis plus de trois ans sur des missions pérennes.

Il est temps que l’université Paris 3 en fasse de même.

Il est nécessaire que nos collègues puissent bénéficier de ces CDI pour de simples questions humaines : la précarité est un danger, une fragilisation de l’individu, qui affecte non seulement la personne qui la subit mais l’empêche de faire quelques projets que ce soient (location d’appartement, crédit...). Nous dénonçons cette triple peine infligée aux contractuels qui travaillent sans garanties, sans primes et aussi sans reconnaissance.

L’université paie ses agents contractuels : il n’y pas de surcoût qu’ils soient sur un CDD d’un an ou en CDI. L’actuelle direction refuse la CDIsation pour des questions de principe et ne signe plus un seul CDI depuis 18 mois pour les catégories B et C, se réfugiant derrière une question de légalité, mais ne s’offusque aucunement de faire signer à la chaine des contrats dont la légalité est elle aussi discutable.

Bien sûr, il serait nécessaire que nos collègues contractuels puissent bénéficier de postes de fonctionnaires, pour de simples questions d’intérêt du service public. Ces collègues effectuent des missions pérennes de service public, l’université devrait reconnaître leur implication, conforter ses agents dans l’exécution de leur mission en leur offrant des postes de fonctionnaires. Ca serait une juste reconnaissance de leur travail et cela assurerait un fonctionnement sain et légal de notre service public.

Mais en attendant, la CDIsation est une solution simple que peut apporter l’université dès aujourd’hui pour les sortir de la précarité.

Venez nombreux en discuter à l’heure d’information syndicale

Mardi 3 mars 12H30 salle 437


Texte de la pétition

Nous, personnels administratifs, enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs, appelons à la fin de la culture de la précarisation des personnels de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.
Nous demandons :

  • La CDIsation immédiate de tous les agents en poste depuis 6 ans.
  • L’ouverture de négociations avec la direction de l’université pour la CDIsation dès la 4ème année de contrat, comme cela a été décidé récemment, par exemple, à l’Université de Poitiers.
  • La recherche de solutions pour permettre la titularisation des collègues non titulaires quand c’est possible.

    Finissons-en avec la triple peine des contractuels qui travaillent sans garanties, sans primes et aussi sans reconnaissance.
CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : (33) 01.55.827.628 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Mél : ferc-sup@ferc.cgt.fr