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Pour un Service public national d’Enseignement supérieur et de Recherche, laïque, démocratique et émancipateur

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Blog de la CGT FERC Sup Paris3

Lutter et inventer à Paris 3 - Pour un service public national d’enseignement supérieur et de recherche démocratique et émancipateur

samedi 15 novembre 2014

La Ferc Sup CGT présente des candidats dans l’ensemble des conseils centraux de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 pour la défense de ses personnels, pour la défense d’une vision de l’enseignement supérieur et de la recherche de qualité et pour la défense de vos droits dans toutes les instances où nous serons élus. Un enseignement et une recherche de qualité ne pourront exister si se poursuit la dégradation des conditions de travail actuelles.

Notre nombre d’élus déterminera notre poids dans la politique générale de l’établissement et la défense de l’ensemble des personnels. Votez pour nos listes le 4 décembre prochain !

Nous défendons notre université, nos métiers, nos conditions de travail.

Le fonctionnement de l’université a été depuis plusieurs années profondément bouleversé par l’imposition de réformes et de structures radicalement nouvelles : LRU, IDEX et communautés d’universités et d’établissements (COMUE). Les ComUE, gouvernées de façon totalement opaque, ont imposé des présidents d’université omnipotents et écrasé les personnels sous un mille-feuille administratif de plus en plus épais. Ce sont de véritables machines à broyer les budgets, les emplois, les formations et la recherche, les personnels et les étudiants.

Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer nos structures, nos statuts, nos corps de métiers, nos conditions de travail… imposant une concurrence entre les individus, les établissements, les superstructures, et éclatant le système de financement de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les crédits récurrents ne permettent plus aux universités de fonctionner normalement, les universités doivent aller chercher des financements au coup par coup, sur des opérations spécifiques, en fait des leurres masquant le désengagement de l’Etat.

Cette politique mettant en cause la pérennité de nos missions au sein de la Fonction publique d’Etat - promue par le gouvernement Sarkozy et confirmée sous la présidence Hollande - a été docilement mise en place par la direction de notre université ces dernières années. Elle a toujours appliqué et même devancé les attentes des ministères qui se sont succédés. Nous sommes entrés dans Sorbonne Paris Cité, sans le moindre débat au sein de notre université, sans aucune réflexion sur les champs disciplinaires, simplement par affinités entre notables de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les décisions ont toujours été prises en haut lieu de façon totalement opaque.

Les conditions de travail de l’ensemble de la communauté universitaire, personnels enseignants-chercheurs, enseignants, administratifs se sont dégradées au cours de ces dernières années, au fil de restructurations, sans concertation et sans bilan, de fusions d’équipes ou de démantèlements… Ces restructurations sont imposées par notre direction pour plaire à des instances extérieures, pour faire « bonne figure » auprès de nos futurs partenaires – un organigramme simplifié sera toujours plus facile à emboîter avec d’autres structures… et le tout au détriment des acteurs de cette université, de l’ensemble de la communauté universitaire.

Nous nous engageons à lutter contre les méfaits entraînés par les lois LRU-Pécresse et LRU-Fioraso. Nous ne pouvons plus accepter ces dégradations qui mettent en péril le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Comment imaginer que l’enseignement à nos étudiants, que la recherche dans nos domaines puissent gagner en qualité si les conditions de travail de l’ensemble de ses acteurs se dégradent ?

Cette dégradation des conditions de travail n’est pas une fatalité. Il est encore possible de défendre l’emploi public et le service public d’Enseignement supérieur et de Recherche ainsi que le statut de la fonction publique.

Le métier d’enseignant-chercheur est aujourd’hui dénaturé par l’évaluation managériale qui lui est imposée. Les enseignants se voient imposer de nouveaux rythmes de travail, les chercheurs doivent monter des dossiers, compléter des tableaux, remplir des appels d’offres : autant de temps qu’ils ne consacrent pas à leur recherche. Les BIATSS qui ont de plus en plus l’impression d’être quantités négligeables de ce système, des pions déplacés au gré des restructurations, voient leurs traitements stagner, leurs missions augmenter sans aucune contrepartie, sans aucune reconnaissance, et n’ont plus de perspectives professionnelles. A l’Université, une politique de « super contractuels » a été mise en place : on recrute des administratifs qui négocient leurs salaires, payés au-delà des grilles de la fonction publique, en omettant de revaloriser les primes de l’ensemble des collègues (qui sont parmi les plus faibles des établissements d’enseignement supérieur), de promouvoir les personnels en place, de faire le moindre effort financier pour les contractuels, notamment pour les primes de Noël… Il faut cesser le recrutement de ces « super-contractuels » et stopper le développement de l’emploi précaire et contractuel en lieu et place des postes de fonctionnaires.

Contrairement à ce que veulent nous faire croire nos dirigeants, une alternative existe, elle passe par la lutte contre les lois LRU, contre ces cadres contraints. Il faut s’opposer, repenser nos partenariats, imposer nos spécificités. Si, pour eux, gouverner, c’est n’avoir aucun choix et aucun pouvoir de décision… pourquoi se représentent-ils encore et encore ?

Nous défendons et défendrons l’ensemble des personnels contre les dégradations de nos conditions de travail. Nous défendons et défendrons l’essence même de nos missions, au sein d’un véritable service public national d’enseignement supérieur et de recherche de qualité.

Nous défendons la démocratie et la collégialité.

La démocratie et la collégialité ont été dans notre université largement malmenées durant ces dernières années, par la première loi LRU, qui a imposé une représentativité particulière (et justement assez peu représentative) et a permis à la direction de l’université (à travers le Conseil d’Administration de l’établissement) de faire passer sans concertation l’ensemble de ces bouleversements : IDEX, COMUE… Même face à l’opposition exprimée par les autres instances élues de l’université, le dialogue social au sein de l’université a été négligé au profit d’une gestion hors-sol dirigée depuis des instances extérieures.

La communauté universitaire doit avoir voix au chapitre et un vrai pouvoir de décision.

Le 4 décembre, votez pour les candidats de la liste Lutter et inventer à Paris 3

Pour un service public national d’enseignement supérieur et de recherche démocratique et émancipateur présentée par la FERC SUP CGT de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

Notre nombre d’élus déterminera notre poids dans la politique générale de l’établissement et la défense de l’ensemble des personnels.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : 01 55 82 76 28 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Couriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr