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Elections novembre-décembre 2014 à Paris 3

mercredi 5 novembre 2014

La CGT sera présente dans les élections de novembre / décembre 2014, afin de vous représenter, afin de défendre une vision de l’enseignement supérieur et de la recherche de qualité, afin de défendre vos droits dans toutes les instances où nous serons élu.e.s. Le nombre d’élu.e.s que nous obtiendrons déterminera notre poids dans la politique générale de l’établissement et la défense de l’ensemble des personnels.

Notre action se décline en interventions locales et nationales pour défendre les personnels et un Service public national d’Enseignement supérieur et de Recherche, démocratique et émancipateur. Pour Paris 3, nous nous engageons à :

  • défendre les personnels et leurs conditions de travail, combattre la dérive managériale actuelle et ses conséquences ;
  • informer régulièrement l’ensemble des personnels, par tous les moyens à notre disposition, des évolutions en cours et des décisions prises en leur nom ;
  • soutenir au cas par cas toutes les expressions d’opposition, toutes les actions et les décisions collectives à même de mitiger les effets des politiques délétères imposées par les tutelles et l’administration du Budget ;
  • mobiliser localement, dans les départements, les UFR, et les services centraux, afin de revitaliser la vie démocratique à Paris 3.

C’est l’absence de voix collective qui conduit à la souffrance au travail, à la perte d’autonomie, à la montée de "petits chefs" incontrôlés et à la multiplication des décisions irréalistes, ou pire, de décisions dont les personnels souffrent doublement puisqu’ils doivent pallier leurs conséquences néfastes —et se voient de plus en plus souvent accusés d’en être responsables.
Voter pour nos listes c’est appuyer notre action. C’est au quotidien qu’il faut construire d’autres pratiques, en luttant contre l’ensemble des réformes qui détériorent nos conditions de travail et l’ensemble du service public que nous représentons. Nous défendons une autre vision de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Lors de ces élections vous allez devoir voter entre 5 et 7 fois en fonction de votre statut.

Votez CGT pour soutenir notre action locale et nationale.

Nous vous invitons à voter pour la FERC SUP CGT.

1) Aux élections des Conseils de l’Université (Conseil d’administration, Commission de la Recherche, Commission de la Formation et de la Vie Universitaire). Le vote a lieu le 4 décembre 2014.
2) Aux élections professionnelles aux CAPA et CAPN : sont concernés comme électeurs l’ensemble des personnels BIATSS titulaires (filières AENES, BIB, ITRF, ...) et enseignants (PRAG, PRCE, ...). Le vote se fait par voie électronique du 27 novembre au 4 décembre 2014. Il faut dès maintenant activer son espace électeur. Merci de nous contacter en cas de problème.
3) Aux élections professionnelles de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 le 4 décembre 2014 :
a. Au comité technique de l’établissement : tout le monde vote.
b. À la Commission Consultative Paritaire (CCP-ANT) votent les personnels non titulaires de l’université. Pour ce scrutin, une liste intersyndicale de l’ensemble des syndicats de l’université sera présentée.
c. À la Commission Consultative des Doctorants Contractuels (CCDC) votent les doctorants contractuels. Pour ce scrutin, une liste intersyndicale de l’ensemble des syndicats de l’université sera présentée.

4) Aux élections professionnelles des comités techniques nationaux.
a. Le comité technique ministériel (CTMESR). Tous les personnels sont concernés. Le vote a lieu le 4 décembre 2014.
b. Le comité technique universitaire (CTU) concerne les personnels enseignants-chercheurs (MCF, PU, ...).


Voici quelques exemples des actions menées ces dernières années :

Salaires et primes.

Notre organisation se bat contre le blocage du point d’indice. Les agents du public ont perdu près de 5% depuis 2010 et 14% depuis 2000. Nous demandons au gouvernement de faire machine arrière sur cette politique de paupérisation de nos métiers. Nous avons besoin d’un rattrapage immédiat sur nos rémunérations. Nous avons porté ces revendications lors des dernières journées d’actions nationales.
Concernant notre université, l’équipe dirigeante en place a mené une politique salariale dont le résultat est un système de primes inférieures de 20% à 70% à la moyenne des autres universités. La direction refuse une revalorisation et n’a pas répondu aux personnels qui l’ont interpellée sur ce point.
Nous demandons la revalorisation immédiate des primes administratives.
Nous rappelons par ailleurs que nous nous sommes opposés à la Prime d’excellence scientifique (récemment rebaptisée PEDR) et que nous avons proposé une prime égale pour tous ou une transformation de cette enveloppe en congés pour la recherche.
Nous dénonçons et demandons l’arrêt du système inique des « primes au mérite ».

Budget de l’université.

Le gouvernement baisse chaque année les crédits récurrents alloués aux universités. Les universités sont donc amenées à réduire le service offert aux étudiant.e.s, à presser les personnels en place, à geler des postes… Au lieu de dénoncer cet état de fait, l’équipe en place, qui dirige notre université depuis 7 ans, a accueilli les ministres en décembre 2012 et leur a offert la tribune de Censier pour leurs annonces budgétaires. Nous, nous étions devant l’université le 10 décembre 2012 pour dénoncer cette politique : « Madame Fioraso, Monsieur Peillon, arrêtons l’hypocrisie ! ».

Les agents non titulaires.

Le gouvernement précédent a voté la loi Sauvadet dite de la « résorption de la précarité ». L’objectif affiché était de réduire la précarité et l’emploi non titulaire dans la fonction publique. La loi a permis quelques CDIsations et quelques titularisations. Nous avons agi et nous continuons à agir, avec l’intersyndicale de Paris 3, pour faire en sorte que ces mesures touchent le plus grand nombre de personnels possible. Nous avons demandé en comité technique que les postes ouverts pour la titularisation de ces collègues ne soient pas pris sur les postes libérés par mutation ou par départ à la retraite. Mais on est loin du compte…

  • La titularisation qui devrait, pour des collègues parfois en poste depuis plus de 10 ans, être une formalité, est soumise à un concours au lieu d’un simple examen professionnel. De nombreux collègues ont été recalés, faute d’un recrutement aménagé.
  • Au lieu d’une résorption de la précarité, on a assisté à des recrutements de contractuels, négociant leur salaire, payés au-delà des grilles de la fonction publique et le nombre de non titulaires n’a pas diminué… Il faut cesser le recrutements de ces « super contractuels », titulariser ou CDIser les personnels précaires et promouvoir les personnels en place…
  • Plusieurs collègues, pourtant dans la fonction publique depuis des années, n’étaient pas éligibles par la loi Sauvadet, trop restrictive… Nous demandons leur CDIsation immédiate et les concours nécessaires pour leur titularisation.

Depuis plus d’un an, alors que c’était la règle à Paris 3, Marie-Christine Lemardeley puis Carle Bonafous-Murat ont refusé de CDIser des collègues en poste à Paris 3 depuis plus de 6 ans, se réfugiant derrière un manque de cadre légal… et préférant ainsi laisser les collègues dans la précarité… sans plus de cadre légal.
D’autres universités CDIsent au bout de 4 ou 6 ans. Pourquoi pas Paris 3 ?
Nous réclamons un changement de politique en matière de personnels : la résorption de la précarité ; l’arrêt du recrutement des « super-contractuels » ; la revalorisation et la promotion des personnels en place…

Les regroupements d’université et la loi Fioraso.

Le 12 septembre 2013, une note publiée sur le site du PRES Sorbonne Paris Cité annonçait la fusion des universités Paris 3, Paris 5, Paris 7 et Paris 13. Cette note émanait du Bureau de Sorbonne Paris Cité, c’est-à-dire des Présidents d’Université eux-mêmes (dont notre Présidente). Avec les autres syndicats de Paris 3 et ceux des autres universités, nous avons combattu cette fusion et obtenu un recul de la direction. La fusion n’a pas eu lieu, ce projet a été remplacé par un modèle d’université unifiée dans une Communauté d’Universités (la COMUE Sorbonne Paris Cité). Nous avons combattu la COMUE et les regroupements d’universités. Une majorité des personnels s’est exprimée contre ce projet. Mais l’équipe qui dirige l’université depuis 7 ans est passée en force, sans tenir compte des avis donnés par les personnels et leurs représentations : motions, pétitions, avis unanimement contre du comité technique, demandes de reports de vote de la CFVU et de la CR, jusqu’au rejet de ces statuts par le Conseil Académique…
A ce jour, la restructuration de l’ensemble de l’enseignement et de la recherche est décidée au niveau national par la loi Fioraso et localement avec la COMUE SPC. La machine à broyerest en place. Nous demandons un retour en arrière sur la loi Fioraso (loi LRU2) comme sur la loi Pécresse (loi LRU1). L’autonomie des universités et ces lois LRU sont antinomiques avec un service public national d’Enseignement Supérieur et de Recherche, démocratique et émancipateur.

Les conditions de travail.

Outre notre action au quotidien pour défendre des collègues confrontés à des situations de harcèlement par leur hiérarchies, nous dénonçons la dégradation constante des conditions de travail durant ces dernières années pour l’ensemble des personnels de notre université, administratifs, enseignant.e.s, enseignant.e.s-chercheurs.es, au fil des restructurations, au fil des applications, souvent sans réflexion, de directives, parfois formalisées par les partenaires extérieurs, mais parfois simplement suggérées à l’équipe dirigeante de l’université. Le tout a toujours mis en place, sans réflexion et surtout sans concertation avec les collègues directement en charge des dossiers.
La pression sur l’ensemble des personnels qui découle de cette dégradation est palpable au quotidien. Chacun a conscience d’avoir de plus en plus de missions à remplir et de moins en moins de conditions favorables pour les accomplir…

La réorganisation des services.

La direction actuelle se targue d’avoir fait un grand pas en avant avec la réorganisation des services (DPIL, DSIC, DEVU, DAF, UFR,DIRVED …). Qu’en est-il ?
L’université fonctionne-t-elle mieux aujourd’hui ?
Nous en doutons… La rentrée a prouvé que la répartition du travail entre DEVU, UFR et départements n’est pas au point. La rentrée n’a pu se faire que grâce au dévouement remarquable de tous les personnels. Le stress et la pression subis par les personnels ayant eu à traiter directement avec les étudiant.e.s pour gérer l’impossible ressemble fort à de la maltraitance au travail, sans compter le mépris affiché envers les étudiant.e.s, ultimes sacrifiés dans cette situation.
A moment, malgré nos demandes répétées, nous n’avons pu obtenir de la direction un réel bilan de ces réorganisations. Les personnels les ont subies. Ils n’ont pas été écoutés. Ils ont vu l’apparition d’une hiérarchie mille-feuille qui rend le travail plus compliqué et plus pénible.
Où est le gain ?
Les étudiant.e.s, les personnels n’en n’ont trouvé .

Les maquettes.

En octobre 2012, la CGT a voté contre les maquettes proposées au CEVU de Paris 3. Ce vote ne constituait ement une remise en cause de la qualité du travail effectué par les porteurs/euses de projet dans des conditions souvent difficiles. Toutes nos craintes que nous avons exprimées et qui nous ont poussées à ce vote, dont vous pouvez retrouver l’explication sur notre site, se sont avérées justifiées cette année.
Le coût des formations n’avait pas été évalué.
Comme nous le redoutions :

  • des formations n’ont pas été ouvertes,
  • la direction a tenté d’imposer des diminutions d’équivalence de l’heure équivalent TD (repoussées unanimement par nos élu.e.s en comité technique),
  • les problèmes de logistique annoncés (manque de salles, emploi du temps difficiles à mettre en place, …) se sont imposés en septembre,
  • les maquettes n’ont pas été respectées (non mise en place du doublement des heures de LANSAD),
  • des gels de postes ont été décidés…

Tout cela au détriment des personnels et des étudiant.e.s. Beaucoup d’énergie perdue par tous pour un projet bien trop mal cadré.

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