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Franche-Comté : Les élus du Comité technique refusent de siéger

vendredi 17 octobre 2014

Les membres élus au Comité technique de l’Université de Franche-Comté étaient convoqués ce mercredi 15 octobre pour se prononcer sur les statuts de la future COMUE (communauté universitaire d’établissements).

Les élus SNASUB-FSU, SNESup FSU, SNTRS-CGT, FERC-Sup CGT, Sud SOLIDAIRES, AetI-UNSA et SNPTES ont décidé solidairement de ne pas siéger à cette séance après avoir lu la déclaration suivante à l’adresse du président de l’université et de ses collaborateurs.

DÉCLARATION lue en Comité Technique

Membres élus au Comité Technique, nous avons décidé de ne pas siéger, ce jour 15/10/2014, parce que nous souhaitons réagir devant la surdité de notre administration à entendre le profond malaise que suscite la mise en place de la loi « Fioraso » du 11/07/2013.

Nous ne pouvons que regretter que l’Université de Franche-Comté choisisse une voie qui génère sinon de la crainte au moins une forte inquiétude dans la communauté universitaire. Nous déplorons, de plus, l’absence de réponse à nos questions qui, à elle seule, témoigne de votre mépris face à l’implication des enseignants-chercheurs, des enseignants et des personnels BIATSS.

Vous nous imposez cette décision extrême et collective. Nous pensons que l’on peut encore faire marche arrière et demander un moratoire qui permettrait le nécessaire débat que méritent les agents.

Outre cela, cette loi s’engage parallèlement à la réforme territoriale qui impactera évidemment sur cette nouvelle superstructure (UBFC). À l’heure actuelle le budget ne présente aucune garantie, même à moyen terme (Cf. PLF 2015 qui confirme le choix gouvernemental de restreindre les finances des territoires). L’optimisme dont vous faites preuve, ne peut en rien rassurer car toutes nos interrogations restent sans réelles réponses... un flou digne d’un pic de pollution à Mexico !

Nous entendons que la parole des représentants des personnels soit respectée, et en aucun cas bafouée par un blanc-seing que nous vous donnerions.

Nous continuons à vous dire qu’il faut surseoir à ce projet en acceptant un moratoire toujours motivé par nos craintes, ne serait-ce que sur le plan financier et budgétaire. Il en va de même au sujet de la restructuration de l’offre formation que la COMUE rendra inévitable. L’indépendance de la Recherche sera mise à mal. Bien plus grave la démocratie sera de plus en plus éloignée du terrain. Enfin et surtout c’est un mode de gouvernance technocratique où la représentation des agents devient peau de chagrin.

Défendre notre Université, c’est continuer à défendre l’universalité de l’Université française. Nous persistons à émettre un fort désaccord sur le périmètre de cette COMUE où l’on veut faire convoler des Universités, des écoles d’ingénieurs mais également une école de commerce privée.

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