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Enseignement supérieur et recherche : UN ENJEU POUR TOUS LES SALARIES

vendredi 3 mai 2013

Depuis la Libération et la mise en oeuvre du programme du Conseil national de la Résistance, le patronat et les gouvernements à son service n’ont eu de cesse de remettre en cause les acquis sociaux, les garanties collectives et les statuts qui protègent les travailleurs. En transposant les dispositions de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 dans la loi, le gouvernement remettrait gravement en cause le Code du Travail. Cet accord a été combattu et dénoncé par la CGT et FO qui ont refusé d’apposer leur signature sur cet accord, et qui ont appelé à manifester, avec la FSU et Solidaires, le 5 mars et le 9 avril afin d’en exiger le retrait.

Il convient de dénoncer une autre attaque insidieuse contre les garanties collectives : le nouveau projet de loi relatif à l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) qui poursuit et amplifie la politique de démantèlement de l’ESR engagée par la loi LRU. Ce projet de loi, combiné à la mise en place de l’Acte III de la décentralisation, aura pour effet de mettre à bas le caractère national des diplômes qui constitue le socle sur lequel sont édifiés les qualifications, les statuts et les conventions collectives.

La combinaison des trois dispositifs (ANI, loi ESR et régionalisation) vise à atomiser les salariés et à fragiliser les organisations syndicales qui les défendent.

Contrairement à ce que prétendent aujourd’hui les partisans de la décentralisation, la régionalisation de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne peut constituer la solution miracle permettant de sauver le développement économique et industriel local. La liquidation de l’emploi continue, malgré les milliards versés aux entreprises au travers du Crédit Impôt Recherche, comme le montre l’exemple de Sanofi (qui licencie, malgré de larges profits).

Ce processus de régionalisation crée les conditions du démantèlement du Service public national garant

  • de l’accès libre et quasi-gratuit aux études supérieures,
  • de l’égalité d’accès aux études supérieures sur tout le territoire quelles que soient les origines sociales et géographiques,
  • de l’élévation du niveau de connaissance de la société et des citoyens,
  • de l’élaboration et de la transmission de savoirs, de la délivrance de diplômes nationaux (monopole de l’État pour la collation des grades), indépendamment des pouvoirs politiques et économiques.

SAVOIRS ET CONNAISSANCES NE DOIVENT PAS DEVENIR UNE « MARCHANDISE »

Une conception purement utilitariste de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dénaturerait dangereusement sa fonction émancipatrice. La vocation culturelle qui lui est intrinsèquement attachée ne doit pas être ignorée ni minimisée. L’enseignement supérieur public contribue à la transmission et à la diffusion des connaissances scientifiques et humaines, favorisant ainsi le développement d’une pensée autonome et de l’esprit critique des citoyens et des salariés, gage de leur émancipation.

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