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Syndicat CGT FERC Sup - CGT-UT2J • Université Toulouse-Jean Jaurès

Retrait des jours de grève, état des lieux

jeudi 20 janvier 2011

Première réunion avec la présidence ce lundi 17 janvier 2011

Nous n’en avons pas terminé avec le dossier des retraites et le programme régressif et dévastateur du gouvernement. En effet, après le vote par les parlementaires de la réforme des retraites et la promulgation de la loi, voici que s’annoncent localement les négociations concernant le retrait des jours de grève à l’université de Toulouse le Mirail.

L’enjeu de ces négociations pour l’intersyndicale CGT, FSU, UNSA est l’annulation du retrait de la totalité des jours de grève sur l’ensemble du mouvement allant du 27 mai au 23 novembre 2010.

La direction de l’UTM tente de réduire le périmètre de la discussion, et donc le mouvement, à la période de mobilisation étudiante (octobre et novembre 2010) qui a eu des répercussions sur le fonctionnement de l’université.

Pourtant, dès le 27 mai, l’intersyndicale nationale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA) appelait à manifester et les agents de l’UTM, Biatos et enseignants, répondaient présents, comme ils l’ont fait tout au long du mouvement.

À l’issue de ce mouvement, quels ont été les dommages pour l’université dont seraient responsables les journées de grève des personnels ?
Malgré les grèves, quel travail n’a pas été effectué par les agents de l’UTM ? Quel étudiant n’a pas été inscrit ? Quel dossier n’a pas été traité ? Quel cours n’a pas été assuré ou rattrapé ?...

Aucun ! Tout a été rattrapé, sans exception.

Comme à chaque mouvement de grève, les personnels de l’UTM ont fait preuve de la plus grande conscience professionnelle, et ont tout fait pour que leur engagement dans le mouvement n’ait pas de répercussion pour
l’établissement.

Aujourd’hui, alors que la direction s’était engagée à ouvrir des négociations à l’issue du mouvement, elle signifie, et dit l’assumer pleinement, qu’elle ne veut pas reconnaitre à sa juste valeur cet effort produit par les agents.

Elle les condamne tous à la double peine. En plus de l’augmentation de la charge de travail pour rattraper les dossiers en retard, elle veut nous imposer, 6 mois après, des retenues sur salaire.

Prélever ces journées de grève reviendrait à dire aux agents qu’ils ont eu tort d’être consciencieux !! Est-ce bien le message que la Direction, qui vient tout juste d’accéder aux Compétences et Responsabilités Élargies - c’est-à dire qu’elle vient d’accéder à cette "autonomie" de la gouvernance si chère à notre président -, souhaite délivrer aux personnels ? Alors qu’elle tente de faire avancer son projet d’établissement qu’elle présente comme fédérateur et porteur d’avenir, la présidence veut-elle réellement prendre le risque de se ranger du côté du gouvernement et des chefs
d’établissements qui n’ont de cesse de rogner les droits et acquis des travailleurs ? Quel comportement veut-elle nous voir tenir lors de prochaines mobilisations ?

La FERC-Sup CGT maintient ses revendications :

  • Nombre de jours de grève : le mouvement a débuté le 27 mai et a duré jusqu’au 23 novembre 2010.
  • Égalité de traitement des personnels : tous les personnels de l’UTM, quelle que soit leur composante sont concernés par ces négociations.
  • Prise en compte de l’iniquité de traitement entre personnel BIATOS et personnel enseignant-chercheur : les BIATOS n’ont pas à justifier de leur présence les jours de mobilisation.
  • Pas de sanction financière pour fait de grève : un retrait de salaire pour fait de grève revient à une pénalisation de l’action militante et citoyenne dont seuls les BIATOS sont victimes.

Le combat contre la privatisation rampante de notre système de retraite était justifié. Plutôt que courir après le miroir aux alouettes du marché et de la concurrence, notre université s’honorerait de reconnaître aux salariés la valeur de leur lutte. Déjà lourdement pénalisés par la réforme des retraites, il le seraient tout autant par le prélèvement de leurs journées
de mobilisation.

L’université, ce ne sont pas simplement des chiffres et des indicateurs. Ce sont des personnels qui vivent et travaillent chaque jour, chacun à sa place et selon ses moyens pour le bon fonctionnement de l’établissement. Le reconnaître et le leur faire savoir est aussi important que de fabriquer un
nouvel indicateur barbare dont le seul but sera d’induire de nouvelles contraintes pour travailler toujours plus sans aucune reconnaissance supplémentaire.

La FERC-Sup CGT continuera à travailler au sein de l’intersyndicale CGT, FSU, UNSA pour construire ensemble un front syndical contre le coup que la direction entend porter aux agents et à leur sens de l’engagement citoyen.

La direction de l’UTM s’était engagée à rédiger un relevé d’étape et
à reprendre les négociations avec les organisations syndicales d’ici la fin de cette semaine.
Ce jeudi matin à 10h, nous n’avons toujours rien reçu.

- Télécharger le communiqué de la FERC Sup CGT-UTM

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