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Syndicat CGT FERC Sup - CGT-UT2J • Université Toulouse-Jean Jaurès

Communiqué du syndicat FERC-Sup CGT de l’Université Toulouse 2 le Mirail

lundi 8 novembre 2010

Réforme des retraites : une mobilisation nécessaire

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, la réforme qu’il a engagée ne vise pas à sauvegarder le système de retraites par répartition. Au contraire, il crée les conditions du basculement vers un système parallèle de retraite par capitalisation pour le plus grand profit du capital financier. Celui-ci, en recherche constante de croissance et de profits, entend récupérer à son seul profit la masse financière que constitue notre système de retraites fondé sur la solidarité entre les générations.

C’est le propre de la politique sarkozyste que de construire des rgumentaires qui ont pour but de faire croire le contraire de ce que sont les véritables objectifs des réformes qu’il entreprend.

Le syndicat FERC-Sup CGT de l’UTM réaffirme son engagement actif dans le mouvement de lutte contre la réforme des retraites, aux côtés des étudiants, des salariés d’autres secteurs d’activité, des chômeurs et des retraités en lutte. Dans le cadre de la défense d’un système de solidarité entre les générations, l’AG étudiante s’inscrit totalement dans le cadre du mouvement interprofessionnel actuel et des actions qui ont lieu à l’appel de la quasi-totalité des Organisations syndicales de salariés. A ce titre, la FERC-Sup CGT respecte les choix des modalités d’action de l’AG étudiante qui lui appartiennent.

CEVU : un projet d’établissement qui colle à la loi LRU

Malgré la décision de la direction de "maintenir, jusqu’à nouvel ordre, la suspension des activités pédagogiques, scientifiques et administratives", le CEVU du vendredi 5 novembre s’est tenu dans des conditions inacceptables, notamment à l’issue d’un chantage fait aux étudiants en grève. Ce qui a contribué, une fois de plus, à créer "de nouvelles tensions dans une communauté universitaire" désormais habituée au double langage de la direction qui annonce qu’elle veut favoriser le dialogue mais fait tout le contraire.

De plus, l’ordre du jour du CEVU comportait un point sur le projet d’établissement 2011-2014. Le texte présenté est la mise en oeuvre point par point de la loi LRU : un projet "conforme aux standards internationaux", une "indispensable réflexion sur l’offre de formation" qui sera surtout régie par "l’attractivité des formations" et leur utilité économique, l’inscription dans
un PRES où n’existe aucune instance démocratique élue qui va décider des "mutualisations de services". Tout ceci dans le cadre d’un prétendu "renforcement de la démocratie" et d’un supposé "renouveau du dialogue social". L’un et l’autre sont parfaitement incompatibles avec les objectifs réels de la loi LRU : faire exploser le service public d’enseignement supérieur
et de recherche, concentrer tous les pouvoirs de gestion entre les mains de potentats locaux, organiser progressivement le désengagement financier de l’État (cf. la décision du gouvernement britannique de ne plus financer les universités), recomposer tout le système autour de quelques rares pôles qui vont concentrer tous les moyens et créer des établissements de seconde zone, mutualiser et réorganiser les services pour briser les solidarités entre personnels, instaurer la concurrence entre les établissements, les services et les personnels, organiser l’extinction de la Fonction Publique par tous moyens,etc.

Comment, dans ces conditions, notre université peut-elle prétendre aller à l’encontre de ces objectifs alors qu’elle a totalement adhéré aux objectifs de la réforme des universités et de leur gouvernance ?

Le syndicat FERC-Sup CGT estime que la discussion du projet d’établissement ne peut pas s’engager sur ces termes. Ce texte n’est pas amendable. C’est sur une autre base que nous devons discuter, pour l’avenir de notre université.

Dialogue, la voie que la direction doit réapprendre

Suite à la décision de l’AG étudiante du jeudi 4 novembre, de poser des piquets de grève sur le campus, la direction de l’Université a imposé une fermeture du campus du Mirail, pour un temps indéterminé. Cette décision unilatérale de la direction revient à vider l’Université des étudiants et du personnel. De fait, elle entérine et conforte l’absence de dialogue en entretenant l’opposition entre les différentes catégories de notre communauté universitaire.

Réaffirmer sa volonté de dialogue tout en créant les conditions pour que ce dialogue ne puisse pas se développer, c’est la démonstration que la mise en oeuvre de la loi LRU dans un établissement ne peut pas exempter d’un management autoritaire et contraignant.

La FERC-Sup CGT de l’UTM appelle le personnel de l’université à manifester son désaccord avec cette politique et à être présent sur le campus, ce mardi 9 novembre à 12h, pour apporter son soutien aux étudiants qui veulent poursuivre, à l’université, la lutte contre la réforme des retraites.

- Télécharger le Communiqué de la FERC Sup CGT-UTM

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